dimanche 11 février 2018

Alors c'est comme une toile d'araignée, qui disparaît, sa vie ne tient plus qu'à un fil, ou deux !? Elle à plus qu'un ou deux qui la relie à la vie, et il va fondre comme de la neige, on va la perdre, elle meurt? Dieux du ciel, Dieux de la terre, Dieux du vent je vous implore : que ma grand-mère ne meure pas, bâton de pluie, je ne veux plus qu'il y ait de morts autour de moi, fais qu'elle ne meure pas cette nuit, je te l'ordonne ! Je veux la revoir.

dimanche 12 novembre 2017

Poésie Cowboy

Le plus dur c'était de ne plus pouvoir te parler du tout. Un déchirement. Et comment tout s'est évaporé. Pour toi, je portais mon parfum, Madness. Rose piquante et poivre noir. Sans le porter. C'était comme si ma peau de métal était hackée par ton désir. Tu peux me joindre  à n'importe quelle heure tu as dit. Je doute que jamais personne ne puisse me faire ressentir autant de puissance de désir. Un amour extatique, de toute ma vie, rien n'a jamais été si renversant, j'y croyais pas. A côté de toi. Avec n'importe qui, j'ai l'impression de passer au micro-ondes. Ton étreinte, toute simple est ce qui m'a manqué le plus violemment, et ne pas pouvoir me jeter dans tes yeux à califourchon. T'enlever, être juste dans tes bras. Manger catégoriquement nouilles chinoises, ou bien plutôt des ramen ?

mardi 11 juillet 2017

Alors ?

- Tu as autre chose ?
- Un truc qui fait pas bander ?
- Way, peut-être
- Bon, bah aboule, passe un clop, please
- Allume en deux alors.
- T'as pas du gin?
- Je rentre pas d'daube chez moi, wine ?
- Arrête de t'la péter.
- T'adore pas ?
-Si, mais pas dans ces spéciales circonstances cul.
- Où, je sais pas, tu veux une vodka, avec des pennes ?
- Arrête tu vas m'faire pleurer. Whisky?
- PENNE ARABIATTA
- Naan !
- Bon alors ?
- Alors ?
- Pause obligatoire. Viens !
- Je suis là depuis longtemps
- Ah? Je t'avais pas remarqué.
- Oui?
- Oui.
Rires
- Et après ?
- Je sais pas trop.
- Alors, si tu veux.
- Je vous veux ! Toi et lui ! Alors !
- Je suis pas sûre que ça soit top.
- T'en fait pas, je te dirais tout ce qui nul.
- Non mais j't'ai demandé quelque chose ?
- Justement, comme tu demandes rien, ça donne envie de tout t'donner.
- Alors ?
- ALORS !

lundi 10 juillet 2017

About Trauma.

- C'est quoi ta préférence féminine?
- C'est Tad?
- Tu aimes qui comme meuf qui tue?
- Qui tue?
- Je préfére les hommes
- Mais je sais pas, t'as bien...en zik....
- Nina #Hagen, Nina HaagenBandBand NuuunSEXMo"nnKRock
- Mway.
- MWAAY! Pffff.
- Marianne DENICOURT
- HAHAHA... typisch männlich
- T'y connais rien
- La belle évidence
- Hein?
- J'ai rien dit.
- Tt'a tort, t"es trop belle quand tu parles
- C'est pour çA, que j'diis rien alors, la plupart du temps?
- J'me l'demande justement
- Bon ben quand tu auras fini de converser avec toi-même, on baisera?
- J'ai pas envie
- Je ne vais pas te contraindre mais je peux t'réveiller?
- Comment ?
- Ferme les yeux et écoute :

mardi 30 mai 2017

Brau

- Qu'est-ce tu lis ?
- Brau
- Brautigan ? Lequel ?
- Brautigan
- Passe
- Pour quoi faire ?
- Tu verras bien
- Merci. Bon, ben maintenant tu dors.
- Tu déconnes ou quoi ? Je dors et pendant ce temps, tu lis mon bouquin ?
- Bah ouais, t'es crevée, Dors.
- Tu lis le bras tendu vers le ciel : et t'es tellement à la ramasse que le bouquin te tombe sur la gueule et tu me demande de dormir pour me piquer Brautigan ?
- Viens on dors, j'te l'lis demain.
- Demain quand ?
- Tu veux un rencard ?
- évidement
- Je sais pas, minuit ?
- Ok
- Bon, à demain, alors ?
- Tu l'inscris pas sur ton agenda ?
- Quel Agenda ?
- Ah oui, c'est vrai : t'es un artiste, t'as pas d'heure
- A demain ma petite japonaise, on a rendez-vous tous les deux avec retombées de sombreros* à minuit pile. Tu vas quand-même pas m'tromper avec Brautigan, merde ! 
On s'fait un plan à 3, et pis c'est marre !

*Retombées de sombreros, Brautigan

lundi 13 février 2017

- Moi non plus j't'aime pas mon amour !

José :
- On sort ?

- Ouais. On fait quoi ?
- Ciné !
- En plein mois d’août ?
- Et ?
- Printemps, été, automne, hiver et printemps
- C'est quoi ?
- Sud Coréen
- On peut pas
- Pourquoi ?
- C'est pas sorti
- Ah ?
- Ca sortira en 1995...
- Ah oui c'est vrai
- Usual Suspect ?
- Déjà vu
- A revoir ?
- Bof
- Oh tu m'gonfles
- Tu veux voir quoi ?
- Et toi ?
- Maggie Cheung, Yeah, Yeah !
- On peut pas
- Pourquoi !
- Ca sortira en 1996...
- Et merde ! Comment tu l'sais ?
- Je te regarde dans les yeux et j'entends : Irma Vep...
- On va voir quoi alors ?
- La Haine
- Ouais d'ac !
- Nan mais j'déconne, t'es trop toi
- Oh Merde
- En plus c'est encore en 1995...
- Et là on est en ?
- 1994
- Ahh...
- Bon j'en ai marre.
- Bah t'as qu'à sortir tout seul
- T'as pas peur que j'te trompe ?
- Connard va !
- Bon j'me trisse
- Salut et ne reviens plus
- Ok. Qu'est-ce tu fais ?
- Qu'est-ce ça peut te foutre ?
- Bah j'ai envie de savoir...
- Je vais écrire
- Quoi ?
- Un film
- Ahahaha ! N'importe quoi !
- Bon dégage
- Et tu parleras de moi au moins ?
- Non, je te le promets. Mais je vais parler de tous mes amants.
- Ah t'es chiante
- C'est pour ça qu'tu m'aimes
- J'ai dit que j't'aimais ?
- Bah oui.
- J'm'en souviens plus, Hey !
- Super ! On va pouvoir repartir à zéro !
- Tu crois ?
- Ben non
- Ok, j'me casse : à quelle heure on s'réconcilie ?
- Jamais
- Même pas dans ton film ?
- Non
- 21 heures dans l'rad aux Corde
- Non, j'peux pas.
- Pourquoi ?
- J'ai rencart.
- Avec qui ?
- Avec un petit mec qui n'a l'air de rien. Et qu'est beau comme tout quand tu regardes bien.
- Depuis quand t'aimes les mecs beaux ?
- Hier
- Pense à demain !
- On a quoi demain ? Ah oui !
- Bah, 22 heures ?
- C'est pas un peu tôt pour une réconciliation ?
- Si...
-  On s'retrouve ou donc ?
- On s'retrouve pas et pis c'est marre. J'me casse !
- T'es encore là pour un mec qui s'casse !
- Ah oui, c'est vrai. Bon ben ne me regardes plus alors.
- Tu t'habilles pas ?
- Si un peu
- Quelqu'un t'as dit d'prendre ma veste de smoking ?
- C'est pour faire Cinéma ! Adtaleur Princesse des écluses !
- Va te faire foutre connard !
- T'es trop belle j't'adore ! 22 heures Trente pile, Sur les quais, cabine devant l'église des Corde, 
- Liers ?
- J'y serais pas.
- Wesh !SUPER ! J't'attends, t'arrive, j't'ouvre les bras, et tu t'évanouies d'dans comme une folle d'amoureuse que tu es.
- Prétentieux
- T'es pas amoureuse ?
- Bien sur que non : C'est démodé.
- C'est pour ça qu't'adôre la MODE ?
- Tu m'fatigues...Mon foulard !
- Tu peux pas t'en passer hein, d'ton petit foulard qui tue ?
- Rends !
- Non j'pars avec ! 22 30 aux Corde, t'as rendez-vous avec ton petit foulard et ton homme ! Il me va ?
- NAN ! Donne le moi ! Putain !
- Adieu ! Moi non plus j't'aime pas mon amour ! 





samedi 7 janvier 2017

Five O'clock

- Donc ?
- Quoi?
- Tu viens ?
- Nan
- Allez !
- Pour quoi faire ?
- Pour te présenter mes potes
- J'ai pas envie
- Et pourquoi ?
- Tu sais bien comment ça fait, non ? Tu commences à entrer en relation avec eux, et puis il se font croire qu'il y a cet enjeu, ''oui c'est notre ami à nous'', bah, gardez-le.
- Ôh putain !
- C'est vrai ou c'est pas vrai ?
- Bon, bon...
- Donc si je viens, les pauvres vont s'imaginer que j'essaie de m'intégrer dans vos on se connait mieux que toi,  on le connaît mieux que toi, l'ami du pote de machin qui fait que, et comme j'en ai rien à foutre...les petites connivences ta mère, ils peuvent se les foutre au cul. Parle moi d'ta mère d'ailleurs ?
- Mais qu'est-ce que ça peut faire ? T'es mal polie, hein
- Rien qui m'attire, juste, bon et ta mère ?
- Ah non Merde ! Fout moi la paix avec ma mère, laisse la où elle est. Elle est...Et si t'étais surprise ?
- J'ai l'habitude, t'sais, elle est quoi ? Sympa ?
- C'est vraiment pas le qualificatif. Et pis ?
- Et pis bah action directe, pas besoin de,
- Tu fais quoi ?
- J'installe le matos
- C'est toi qui l'a faite cette toile ?
- Non c'est l'voisin
- Ah.
- Ah quoi ?
- T'as tendu la toile ?
- Oui
- Combien elle fait ?
- 3 mètres sur 2.50
- C'est nul
- Merci
- Je t'en prie
- Bon, tu vas y passer la nuit où quoi ?
- Peut-être
- Pas ?
- Je sais pas
- Non c'est vraiment naze ce que tu fais.
- Tu trouves ?
- Bah oui. Et ça t'fait marrer ?! Arrête un peu !
-
- Tu dis rien ? Tu t'en fous ?
- De foutre, oui : totalement
- Mais c'est quoi ce truc abominable qui nous empêche de sortir ensemble ? Ça veut rien dire ! Et en plus t'as l'air contente, hein ?
-
- Pourquoi tu souris ?
- Rien
- Bah dis ?
- Tu l'trouve nul ?
- Complètement
- Ça m'étonnes pas
- Bah pourquoi tu sais que c'est nul ce que tu fais ?
- Écoutes la plupart du temps, ce qu'on pense de moi n'a mais aucun effet sur moi.
- C'est à cause de
- TAIS TOI !
- Excuse- moi, bon. On mange ?
- J'ai pas faim.
- Alors on baise ?
- Bah bien sûr ! Mais après.
- Après quoi ?
- Faut que je m'occupe de lui
- Qui ça lui ? La toile ? C'est plus important que moi ?
- Bah c'est toi
- Hein ?!!
-
- Tu déconnes
- Pas là
- Fais voir ! Pousse toi !
- C'est moi ça ?
- C'est nul pas la peine que tu regardes
- T'y as passé combien de temps ?
- 3 semaines
- Ah
-
- Tu me vois comme ça ? C'est sombre. T'as pris quoi pour faire ça ? Du fusain ? Avec de l'acrylique...Ah, Ça évolue là dans ce coin. J'aime bien là, t'as vu ? Fais voir, fais voir ! Ah oui, j'avais pas vu tout les messages implicites. Je voudrais pas dire mais là on dirait une bite énorme, et la fait voir, dans ce coin là, c'est pas mal en fait, bon bah te marre pas ! Merde ! Il est fini ?
- Non
- Tu m'peins quoi.
-
-Sans m'le dire ?
- En quoi ça te regarde ?
- Pour une fois, j'm'intéresse plus que d'habitude, ...
-
- Tu souris ?
-
- Non mais il est nul
-
-Qu'est-ce tu fais. : t'es malade, putain de Dieu,  pose ce marteau ! Tu vas pas m'détruire, merde !
- Juste le ventre. Voilà.
- T'es complètement à la masse, hein.
- Attends, encore un peu.
- T'as bousillé la toile ! Fallait pas m'écouter ! Hein ? Mais parle ! C'est quoi ce signe de main ? Tu veux quoi, que je passe ? À travers la toile ! Ah ça y'est, t'es contente hein ? Tu t'marres ! Prends ma clope, je vais pas passer !
- Mais si
-Arrête un peu avec tes signes de la main, ah t'es contente de toi hein ! C'qu tu m'fais pas faire !!!  Je vais tomber moi !
- Vas z'y
Voilà ! Je suis un autre homme. C'est bon ? C'est fini ? Tu sais pas ? Peut-être pas ? Tu peux plus parler ça t'reprends ? Viens allez mezzanine ! Il est 5 heures, j'aimerais bien
- Dormir ? Manger ?
- Non baiser, évidemment
- Tu veux des pâtes avant ?
- Non, non, ça va m'donner faim ! Arrête de rire ! Viens ici ! Tu vas voir !
- C'était bien hier ?
- Un peu nul
- Ouais, c'est c'qu j'me suis dit aussi, surtout toi. J'mets Léonard ?
- Cohen ? Bah pas pour baiser, hein.
- Ah ouais : Bon ben j'mets rien, allez viens, on fera la musique tous seuls.

dimanche 18 décembre 2016

De Facto

1 - Les mécanismes sont. Tu es. Vous faites partie du même environnement. Ça existe ensemble de façon indissociable. Ce qui ne veut pas dire inévitable : on peut prendre conscience de cet état et tenter de l'amender.

Repérer les mécanismes, les voir est aussi une bonne façon de pouvoir s'en dissocier. En même temps c'est un poste d'observation à hautes tensions.


2 - Comprendre implique savoir, consciemment ET inconsciemment. Cette compréhension et le fait qu'elle se bâtisse en continu implique bien entendu que tu sois et acteur et théâtre.

La compréhension ne sert peut-être à rien : tu comprends mais comme tout change, si tu es vraiment là tu ne te sers plus de l'acquis. Ce qui est engrammé se délite, se défait, les distorsions explosent et tu obtiens l'essentiel, le vrai contact

3 - L'inconnu n'est pas ce que tu ne connais pas, c'est juste ce que tu n'as pas encore compris tout en étant en mesure de l'envisager. Ce que je veux dire c'est que tu sais qu'il y a des choses que tu ne connais pas. Tu les vois. Mais, les voyant, tu sais que tu es en mesure de pouvoir les comprendre.

Ce qui est inconnu est ce qui est inconnu : c'est ouvrir, be open, c'est sans attente, quand tu peut-être sans aucunes attentes vis à vis de quoi que ce soit et que tu prends ce qui vient à toi, tu peux t'attendre à 1000 surprises ou peu être rien : tu ne sais pas, tu est chasseur, guetteur, tu es attentif à ce qui va se produire en tout et là : tu ne sais toujours rien. C'est à ce moment-là que quelque chose d'important peut se produire. et peu importe si c'est bien ou mal. Il ne s'agit pas de se faire mal ou d'être dans la douleur, volontairement, ni même d'accepter d'être malmené. C'est à partir du moment ou tu peux accorder ton attention aussi à la souffrance, si elle est là, que les cadeaux d'une ultime beauté, parfois très simples peuvent arriver jusqu'à toi.

4 - L'inconnu est très différent de la vraie surprise: l'inattendu. La rencontre avec ce qui est sur le moment inconnaissable.

L'inconnu et l’inattendu flirtent quelque peu pourtant. Les jeux de paroles et de textes n'ont presque plus de sens non plus. L'accès réel est multiple et si tu en as déjà exploré quelques uns des plus merveilleux, le plus important est que tu ne sais pas ce qui peut advenir. C'est l'attention qui va te mener vers. Parfois vers rien du tout et cela tu ne peux pas le savoir à l'avance, parce que tu ne sais rien de ce qui peut se produire. Malgré l'analyse des prospectives. Bien qu'on puisse frôler et arriver à des concepts plus ou moins attendus et possibles. Quand tu ne t'attends à rien : tout peut vraiment s'ouvrir au maximum des possibilités. Lesquelles arriveront : tu ne sais jamais. Ce n'est pas exactement une question de volonté. Car la volonté serait comme reliée à la tentation du contrôle et le fait de faire des efforts pour arriver à ce qu'on veut. Néanmoins, les efforts restent nécessaires.

5 - Pour moi, un happening, c'est l'expression de la réalisation du moment où l'inconnaissable devient compréhensible. C'est l'expression d'un instantané personnel, intime, et, étymologiquement, transcendantal.

OUI. Pour, seulement ce que j'en connais aujourd'hui. Demain qui sait ?

6 - Cet instant n'est pas une singularité qui commence par se nourrir d'elle même puis du reste de la causalité. Cet instant est le fondement d'une remise en question personnelle et fondamentale.

Pas nécessairement, je crois. En même temps si tu ne cherches pas et ne te mets pas dans la capacité d'accueil à ce qui arrive à toi... Les causes ne s'effacent pas. Parfois la remise en question personnelle et fondamentale n'est même pas nécessaire : nous ne le choisissons pas. Mais si tu ne provoque pas, tu ne risques rien, à aucuns niveaux. Et si tu ne peux pas risquer, le voir. C'est pourquoi nous devons nous réjouir de toutes nos erreurs, de toutes nos relations manquées, de cet ami perdu : car tout est là pour nous. Merci pour cette séparation, merci d'être séparé de quelqu'un qu'on a profondément aimé.

7 - Je suis intimement convaincu que certaines expériences ne peuvent être partagées (et partant intégrées) que par ceux qui les ont vécues. On peut tenter de faire sentir, de faire ressentir, d'approcher, mais ça reste loin de la réalité personnelle. Pour ne pas dire fondamentalement différent.
Ça peut te fournir un cadre qui te permet de faire passer certaines expériences de la surprise à au connaissable, mais sans aucune garantie. En d'autres mots : à la limite, on ne peut partager significativement que sur la base d'une expérience commune. Faute de, on ne peut que partager ses peurs.

Même si tu as partagé un moment en commun il ne peut être le même, à moins d'être complètement branché sur la même prise. Dans la présence tu t’abandonnes exactement à ce qui peut advenir. De façon collective beaucoup sont tentés de se raccrocher ensemble sur ce qui peut être violent, faire violence et encore plus sur les peurs multiples et là colère : ensemble ou seul la peur si elle doit être éprouvée peut amener à ce que tu sois ensuite dans cet état de présence en toi même et aussi collectivement, parce que tout est collectif. De facto.

Collage, participation fortuite d'Albain de Saint-Martin

samedi 17 décembre 2016

OUI !

- Qu'est-ce que tu fous ?
- Je regarde le mur
- Viens on sort
- Nan
- Putain mais viens ! Viens on sort.
- Faire quoi ?
- Ce que tu veux
- Je lis
- Tu lis quoi ?
- Critique de la raison pure
- Tu déconnes ! T'en es où ?
- Première phrase
- Ah la vache, allez, viens on sort, ça te fera du bien
- Du bien ?
- Oui
- Faire quoi ?
- Manger
- Je préfère..
- Oui, on sait : baiser. Mais ça fait déjà trois jours qu'on est au plumard.
- Faut bien ça...
- Tout à fait d'accord mais là : pause.
- Non, j'ai les boules
- Ah bon ? Non mais arrête allez, tu viens et ouste on y go, j't'emmène et j'ta demande pas ton avis : descend de la Mezza tout de suite sinon je monte
- Montes, mais tu risques de pas redescendre
- Ah oui c'est vrai. Bon dis-moi pourquoi t'as les boules ?
- Kateb Yacine est mort
- Putain mais merde ça fait au moins 7 ans !
- Oui mais je viens de l'apprendre
- Tu crois pas que tu devrais aller voir un psy ?
- Y sont tous tarés
- Mais arrête un peu tu sais bien que tu pourrais vraiment en trouver un un plus taré qu'un autre, qui te comprendrais.

 Dieu du ciel : elle rit ! Descends !

- Allez, mets ton petit foulard, tu seras bien
- T'es sûr ?
- Mais oui !
-Vraiment bien ?
- Je commence à en avoir marre de tes petits tailleurs à la con

- Tu fais quoi ?
- Je mets de la musique en t'attendant
- Quoi ?
- Comelade
- Oh il me fait chier celui-là
- Tu nous diras c'qui t'fais pas chier hein ? Quand tu veux !

- Là : ça va ?
- Tu es super avec ton chapeau, et le foulard qu'un mec génial t'a offert te sied à palir : seulement putain de merde : mets autre chose : sinon on va se faire remarquer.
- On fait quoi ?
- Je sais pas : on choisit sur la route
- OK
- T'as les clefs ?
- Non perdues
- T'as de la chance : j'ai retrouvé les miennes
- Les miennes tu veux dire. Je mets du rouge à lèvres ?
- OUI !

A cause de tes yeux

- Qu'est-ce que t'as à être toute blanche ! Mais entre ! Tu réponds pas ? Mais pas parole mais tu tiens plus debout ! Attends, viens, je ferme la porte. Je t'emmène sur la Mezzanine ? Douche ? Tiens, tiens attends, bouge pas attends j'arrive. Mais tu tiens plus ! Bordel mais ou est-ce que sont les serviettes ? Dans la machine ! Attends attends, voilà. Viens montes, je te tiens. Putain de Dieu qu'est-ce qui s'est passé ?! Tu pleures ? Attends, mets ton bras là, vas-z'y, tiens, ça va la température ? C'est trop chaud ? Tu peux pas parler, hein ? Attends attends, viens viens descends, reste dans mes bras, pose tes pieds sur les miens, je t'emmène sur La Mezz, accroche-toi un peu quand-même, merde tes cheveux sont mouillés, ça coule partout. Viens, là, allez, je suis là, montes doucement, attends attends, je te mets un deuxième oreiller, tu le veux où ? Sur ton ventre, ok. Viens, attends, je rentre dans le lit, pose ta tête là, voilà, sur mon épaule, mets tes jambes là, viens, allez, on bouge plus, hein ? Tu vas dormir un peu, tu veux du thé ? Regarde-moi : nom de dieu mais qu'est-ce qui s'est passé ? Pleure pas, pleure pas. Pleure, si pleure, pleure tout. Allez, c'est fini, respire, je vais te faire un thé, un thé brûlant, hein ? Ton doudou va te faire du thé, regarde-moi ! Regarde ! Hey, tu t'évanouis ! Ouvre les yeux ! Voilà, respire, tiens fais comme-moi, ah y'est, attends je vais te ramener un truc, merde merde, y'a plus rien, du miel ? Attends je te fais un thé blindé de miel qui tue. Ferme un peu les yeux, respire, reste allongée, je reviens dans 3 minutes ok ? Tu m'attends hein ? Attends-moi,, je speede. Attends je vais te sécher les cheveux, tu veux pas ? Tu veux  ? Tu veux un pull ? Qu'est-ce que je te ramène ? Attends, Tu m'entends ? Je suis devant le frigo ! Reste éveillée ! J'arrive ! Non de dieu, je sais plus ou j'habite. Chez toi ? Attends, voilà tu vas voir, là, je pose le thé. Attends je monte. Viens, redresse toi-un peu, merde, j'ai pas pris la petite cuillère, attends attends moi. Hop, c'est bon, tiens, voilà, tiens, c'est bien chaud, c'est bon ? Tiens regarde, je t'ai acheté un foulard, tiens, tu te veux que je te l'mette. Ok, soulève-toi, non tiens roule, roule un peu, t'as vu ? Voilà, il est pour toi, il est bien ? T'es bien ? M'écoutes pas, m’écoutes pas, viens dans mes bras, voilà. Toute nue avec un foulard rouge et des roses oranges, t'es super. Tu sais que j't'adore, hein ? Tu le sais ou pas ? Comment ça non ? N'importe quoi ! Viens, viens. Serre toi contre moi, dis, rien, tu réponds plus ? Tu peux rien dire ? Qu'est-ce qui s'est passé alors ! Pleure, pleure, putain de merde, je comprends rien. Tu dis rien, reste contre moi, on parle plus tard, hein ? Ou on parle pas, hein ? On fera tout ce que tu veux, ok ? Tu me diras, hein ? Allez voir Casque d'Or ? Tu l'as jamais vu ? Je t'envie ! Non, non pardon, merde je dis plus rien, viens on dors un peu, on sera tranquille, il fera bientôt nuit, hein, serre toi contre ton doudou. Je suis pas un super doudou ? Pourquoi je suis avec toi ?

jeudi 8 décembre 2016

Haut Bas Fragile, Alors ?

- Bon alors tu viens ce soir ?
- Non
- Allez, je vais te présenter
- Pour quoi faire ?
-PFFFFFFF
- C’était qui la meuf qui te regardait comme un épagneul, hier ?
- Bah, une ex
- Elle est pas mal, hein ?
- Ouais, mais elle était encore mieux avant
- Avant quoi ?
- Quand on était ensemble
- Sympa !
- Ouais assez
- Donc c'est une ex récente ou désuète ?
-
- T'as du mal à répondre vite : tu me diras avec qui t'as pas baisé ? Et avec qui tu baises encore, au fait
- Je baise moins depuis un moment
- C'est curieux parce que moi c'est de plus en plus
- Hein ?!!! Avec tes mecs de droite ?
- Tu crois que j'ai envie de passer mes soirées avec tes ex ?
- Je me doute que non
- Tu te doutes mais : super bien !
- Oui mais toi tu doutes de tout
- C'est toujours mieux qu'avoir des certitudes
- T'es sûre ?
- Bien sûr que non ! enfin ça dépend des heures
- Tu vois bien...
- Pas si mal
- Je ne peux pas effacer mes Exs
- Tes EXXXS : Faut voir si c'est vraiment liquidé ou non, sinon je me calte, point.
- Le ciel est bleu
- Génial !
- Allez viens, on sort, il fait beau, fait pas la gueule, en plus j'ai un truc à t'offrir
- Et s'il fait beau ça veut dire qu'on doit être bien : n'importe quoi
- Godard
- Arrête ton cinéma
- Allez viens on sort
- Nan
- Viens on va faire un tour chez Anton ?
- J'aime pas ton pote.
- Pourquoi ?
- J'aime pas comme il me regarde et en plus il est barbu, et jaloux
- Mais putain ! qu'est-ce que ça peut foutre qu'il soit barbu ? Jaloux de quoi ?
- Devine...Et barbu égale n'a pas pas été respecté par les femmes
- Euh seconde psy ? Donc s'il n'avait pas de barbe tu viendrais ? Je vais lui dire qu'il se rase alors ?
- Si t'es un vrai pote, tu devrais lui dire : d'ailleurs il serait largement plus baisable du coup
- C'est Bon ! Super : je lui dit RIEN au cas ou il devienne trop baisable ! Merde ! t'es chiante. Qu'est-ce qu'on fait alors ?
- Moi je vais au ciné, toi tu fais ce que tu veux.
- Un jour de plein soleil ? Tu vas voir quoi ?
- Comment je me suis disputé ma vie sexuelle
- Oh non, pas ça, ça va me foutre les boules
- C'est pour ça que j'y vais toute seule
- Non je veux venir avec toi
- Voir quoi ? Et sinon tu fais quoi ? Tu vas voir ton ex ?
- Tempête dans un verre d'eau, c'est un bon titre !
- Non, vas le voir avec une ex, tiens ? ça te fera une extension.
- Mais arrête, j'déconne... on va voir Pasolini mort d'un poète ?
- Bof
- Pasolini bof ! Tu déconnes ou quoi ?
- Non, ça sert à rien de voir Pasolini
- Tu me tues
- Fourbi ?
- Bof, c'est un film de meuf
-N'importe quoi ! Irma Vep ?
- Mouais
- Mouais ou oui ?
-  Plutôt Hommes femmes mode d'emploi pendant qu'on y est?
- Hors de question, j'y vais toute seule si c'est ça
- T'étouffes pas ! Mais j'déconne !
- Consentement mutuel ? ça nous changerait ?
- ça va pas non !
- Haut Bas Fragile, Alors ? Dernière proposition.
- Ouaisssssssss ! SUper !



Quoi ?

- Tu lis quoi ?
- Calaferte
- Lequel ?
- La mécanique des femmes
- Mouahahaha
- Bah et toi, tu lis quoi ?
- Freaks Brothers
- M'aurait étonné, tiens.
- Bon.
- Bon quoi ?
- Tu me laisses lire ?
- T'as plus envie de baiser ?
- Si, mais pas avec un mec qui lit Calaferte
- Mais arrête ! Tu l'aimes bien en plus
- Justement ça sert à rien d'avoir trop d'accointances : on sait jamais
- T'es chiante
- Ah bon ?
- Mais arrête de t'marrer, merde
- Et toi t'as pas faim ?
- Bon : arrête !
- C'était comment ton film hier ?
- Quel film ?
- Chacun cherche son chat...
- Nul.
- Comment ça nul ?
- La bande annonce est meilleure que le film.
- Anton m'a dit exactement la même chose.
- Si Anton l'as dit ...
- Tu l'aimes pas, hein ?
- J'aime pas les mecs de droite sauf pour baiser
- Quoi ?
- Bah oui, c'est comme ça : les mecs de droite baisent mieux
- Non mais t'es pas possible, t'es de droite ce matin ?
- Ou alors les petits mecs qui n'ont l'air de rien : voilà ce que j'aime bien
- Hein ???
- Oui, tu sais, des mecs qui s'la raconte pas quoi
- Y baisent mieux peut'être ?
- Evidemment ! Super bien.
- Tu m'échappes
- Bien vu
- Et qu'est-ce qu'ils font de plus ?
- Je sais pas : faudrait qu't'essaye
- Mais c'est bien sûr ! allez parle !
- Je sais pas moi, ils font des trucs comme personne
- Quels trucs ?
- Des trucs de ouf mais pas par ambition
- T'en connais beaucoup qui baisent par ambition ?
- Un paquet
- Tu les as essayé ?
- Je les évite si possible
- Et moi j'ai de l'ambition ?
- Bah non aucune, c'est bien l'problème
- Faudrait savoir ?
- C'est bien ça
- Tu me classe dans quoi ?
- Bah inclassable, mais en dessous des mecs de droite.
- Putain !
-Arrête de jurer.
- C'était bien hier ?
- Non complètement nul.
- Bon ben viens, on recommence alors.
- Ouais dac !







samedi 12 novembre 2016

mercredi 9 novembre 2016

I lose my voice

1 - Les mécanismes sont. Tu es. Vous faites partie du même environnement. Ça existe ensemble de façon indissociable. Ce qui ne veut pas dire inévitable : on peut prendre conscience de cet état et tenter de l'amender.

Oui, donc, ils sont toujours présents, jusqu'à un certain point, jusqu'à un certain moment, ces mécanismes : jusqu'à ce que tu les repère, jusqu'à ce que tu les identifie, jusqu'à ce que tu t'y vois, avec la bienveillance la plus exacerbée, pour toi-même, et pour les autres. 

Le témoignage de Louise Deluermoz est précieux et poignant. J'ai du m'arrêter dans la lecture. Et, c'était bien pour moi d'être contactée par cette émotion, même si je n'ai pas pu faire autrement que de la stopper : le désir du contrôle. 

Il n'y à rien alors à amender, si tu es simplement présent à ce qui se produit. 


2 - Comprendre implique savoir, consciemment ET inconsciemment. Cette compréhension et le fait qu'elle se bâtisse en continu implique bien entendu que tu sois et acteur et théâtre.

Oui. Un peu

3 - L'inconnu n'est pas ce que tu ne connais pas, c'est juste ce que tu n'as pas encore compris tout en étant en mesure de l'envisager. Ce que je veux dire c'est que tu sais qu'il y a des choses que tu ne connais pas. Tu les vois. Mais, les voyant, tu sais que tu es en mesure de pouvoir les comprendre.

Les scories, et : s'ouvrir à l'inconnu

4 - L'inconnu est très différent de la vraie surprise: l'inattendu. La rencontre avec ce qui est sur le moment inconnaissable.

L’inattendu inconnu attends peut-être au détour de ton chemin

5 - Pour moi, un happening, c'est l'expression de la réalisation du moment où l'inconnaissable devient compréhensible. C'est l'expression d'un instantané personnel, intime, et, étymologiquement, transcendantal.

Oui !

6 - Cet instant n'est pas une singularité qui commence par se nourrir d'elle même puis du reste de la causalité. Cet instant est le fondement d'une remise en question personnelle et fondamentale.

Il peut ne rester que l'instant, n'est-ce pas ?

7 - Je suis intimement convaincu que certaines expériences ne peuvent être partagées (et partant intégrées) que par ceux qui les ont vécues. On peut tenter de faire sentir, de faire ressentir, d'approcher, mais ça reste loin de la réalité personnelle. Pour ne pas dire fondamentalement différent.
Ça peut te fournir un cadre qui te permet de faire passer certaines expériences de la surprise à au connaissable, mais sans aucune garantie. En d'autres mots : à la limite, on ne peut partager significativement que sur la base d'une expérience commune. Faute de, on ne peut que partager ses peurs.

Et même, partager les peurs c'est quelque chose aussi

Les Inrockuptibles du 26 octobre au 1er novembre 2016
Collage, participation fortuite d'Albain de Saint-Martin

dimanche 6 novembre 2016

José, Évidemment

- T'écoutes Chopin ?
-Ouai
- Tu pourrais pas écouter Bach ?
- Il m'fait chier
- T'es vraiment impossible
- Tu veux que j'te mette Einstürzende Neubauten ?
- Ca va pas non !
- Non, pas trop et toi ?
- Moyen
- On mange ?
- Nan, on baise
- J'ai faim
- Si on mange on aura plus envie de baiser : donc on ne mange pas
- J'peux pas baiser quand j'ai faim
- T'as si faim qu'ça ?
- Un peu ouai, on mange quoi ?
- Rien
- Je mangerais bien des nems avec de la vodka
- A la trempette ?
- Arrête !
- Avec des cerises pour le désert
- Hein ?
- Des cerises en plein hiver ?
- Et bah ? Allez viens ! Que'est-ce tu fais ?
- Tu vois bien que je lis mais j'ai envie de baiser, pas de faire la bouffe
- Qu'est-ce tu lis ?
- Viens dans le lit, je vais te montrer
- Montrer quoi ?
- Bah ce que je lis
- Dis ?
- Interdiction d'être habillé dans le lit
- Je suis sur le lit
- T'es sûr ?
- Montre alors qu'est-ce que tu lis, et puis on va manger
- Le livre est sous les draps
- Tu lis sous les draps ?
- Évidemment !



samedi 29 octobre 2016

José après demain

- Hey, t'as vu l'heure ?
- Bah non, j'ai perdu ma montre
- Tu veux dire que t'as perdu MA montre ?
- Bah ouais
- Super
- C'est pour ça qu'tu m'réveilles à 5 heures ?
- Tu m'offres un café ?
- A 5 heures du mat ? tu réveilles pour boire un café ? Tu déconnes ou quoi ?
- Allez viens m'ouvrir !
- Nan !
- Allez, viens m'ouvrir, j'ai envie d'dormir avec toi.
- Pas moi, j'dors avec le keum d'hier
- Tu déconnes ou quoi ?
- Baaah oui.
- Bon, tu m'laisses dormir, je m'lève dans 2 heures, t'empiètes sur mon sommeil
- J'ai des trucx à t'raconter
- J'm'en fous
- Allez laisse-moi entrer
- José t'es dans la chambre et tu es rentré avec TES clés
- J'ai les clés ,
- Non, t'es rentré par la fenêtre
- Ah ouaiiiiiiiiiis !
- T'as fait quoi ?
- Bah j'ai été à la bibliothèque
- Tu déconnes ou quoi ?
- Non !
- T'as passé la nuit à la bibliothèque jusqu'à 5 heures du mat, y t'ont ouvert la nuit ? Tu m'fileras l'plan
- Mais non mais c'était hier
-Tu vas remonter jusqu'à quand ?
- bah hier...
-C'est pour m'annoncer quoi comme plan ?
- bah rien, oh, espèce de jalouse
- ça promet
- Donc tu sais pas quoi !?
-Bah nan
- Bah, je vais à la bibli, cool
-Toujours cool
-Rhô....., bon j'étais hyper bien
- Super
- Bah pour une fois
-Ouais c'est sûr
- Bon, j'ai rendu tous tes livres !!!
- Tu veux dire les livres que t'as pris sur ma carte
- Bah ouais
- Qu'est-ce qu'il t'a dit l'mec
- C'était une meuf
-Elle était bien ?
- Bah, elle à eu un doute quand elle à vu ton nom, ça l'a déstabilisée, tu sais une petite meuf super sympa mais un peu timide, j'aime bien
- Bon, bah c'est bon !
- Euh presque !
-Jeeeeeeeeee DOOOOOOOORS
- Pourquoi tu m'réponds alors ?
- Parce que j'ai un peu envie d'ba
-Bah voilà, alors écoute...
- Faut que j'técoute ?
- Ouais
-Passe moi une clope
-J'en ai plus
-PFFFFFFFFF
- Tu veux un petit kawa ?
- Au lit ?
- Bah, euh ça s'ra plus pratique pendant que j'dors jusqu'à 7 heures : je m'e fais croire
-BOn OK
- Dépêches-toi, s'tpl
-Hay tu dors ?
-Oui
-Donc,
- Et le sucre ?
-Y'en a plus
-Sup'
-De co ?
-Qu'est-ce t'as foutu alors ?
-Je crois que j'm'endors
- 6h30, super : on s'voit s'soir ?
- Tu rentres à quelle heure ?
-Je rentre plus
-Tu déconnes ?
-Non, j'découche
-T"es fâchée ?
-Non pas du tout je suis partie pour 10 heures, multiplié par 10 pour la nuit, je rentre dans 20 heures
- Tu vas pas m'laisser tout seul aussi la nuit
- si toute les nuits
-Arrêtes !
-Non, et j'vais
-Non, non arrêtes, reviens c'soir, tu m'manques
-C'est pour ça qu't'es pas là quand j'rentre ?
-Bah oui, un peu
-Tu t'fous d'ma gueule ?
-Bah non, t'as pas vu qu'j'suis accroc
-Non
-Arrêtes, viens m'embrasser
- En plus MOI j'dois t'embrasser !
-Allez, viens
-Ok
-Qu'est-ce tu fais ?
-Bah je m'recouche
-Arrêtes, faut qu't'ailles bosser
-Pendant qu'tu dors ?
-Bah oui !
-Bon, j'me trisse
-Hey tu reviens à quelle heure ?
-J'reviens plus
-Bon bah laisses moi les clés alors !
-Nan, j't'enferme
-Arrêtes ! Je serais là quand tu rentres
- Tu crois ?
-P't'être
-J'ferme les deux verrous
-Tu déconnes !
-Ouais
-Laisse-moi les clés !
-Putain José t'as les clefs, t'as les clefs !
-Ah oui ! Bon, fais pas trop d'bruit, alors, j'suis crevé



vendredi 28 octobre 2016

José

- Qu'est-ce tu fous José avec mes lunettes de so ? 
- J'ai été voir Nico
- Alors ?
- Ça m'a démonté
- C'est pour ça qu't'as fumé toutes mes clopes ?
- Oui
- Tu fais chier
- Fais pas CHIER, je te dis que ça m'a retourné
- Evidement tiens ! Tu pouvais pas m'attendre ?
-Ca me fais chier d't'attendre
- Tu t'es fait un cinoche en lunette noire, clando ?
-Bah ouais.
-Putain t'es chiant : je voulais l'voir avec TOI.
- Nico,
-Elle était bien ?
- Oui
- y'avait quoi dans la bande originale
-Rien d'original, velvet, machin
-C'était bien ?
- Bah ouais !
- Tu veux pas m'dire ? Pourquoi tu fais cette tête là ?
- Rien
-Dit !
-T'as les mêmes seins que Nico. 
- Ah ouais ? 
- C'est pour ça qu't'as les boules ?
- Bah ouais. Pis, elle était. Mal quoi.
- Bon, bon, viens là
- Arrêtes tu vas me faire bander, attends que je revienne
- Tu vas nous chercher des clopes ?
- Tu nous fais à mange alorse ?
- Des Carbona'rache ?
- Ouais
-Espelette ?
-Ouais
-T'as pris quoi pour s'soir ?
- Rien
- Putain !
- Bon, j'y vais
- Tu prends du vine alors ?
- Dac

mardi 26 juillet 2016

J'ai bien crû te reconnaître, tiens. Comme quand dans ce port, je savais que t'étais là. Je te sentais, j'ai tourné alentour tous les voiliers, j'ai crû que je devenait folle, mais comment c'est possible que tu viennes exactement là ou je suis à 400 bornes, sans savoir du tout ou je me trouve ? C'est pas possible, c'est pas possible, mais non, arrête d'y penser, c'est Pas Possible.

Et si, tu étais là.
Évidement.

Évidement quand c'est fini, c'est plus la peine, c'est fini. Je suis hermétique, pour qui ne sait faire. Je ferme toutes les entrées, ça marche très bien généralement sauf, quelquefois. C'est toujours qu'au bout d'un moment, au moment ou, quelque chose revient, la vague est passée, et là, c'est toi, te revoilà, tout à coup me regrettant chèrement, et moi... Il n'y a pas de voiliers, là. Mais je le sais. J'en reviens pas, ce que ça me fait. J'avais jamais ressenti ça. A croire que j'ai droit au crescendo. Je t'ai écris des trucs cette nuit. Je me suis rappelée de toi, quand tu te réveillais en b****** dans les draps.

samedi 25 juin 2016

OM SAMARA BIMANA SAKARA MAHA DZA OUA HOUNG

Alors n'avait aucun doute sur le fait que l'on ne puisse être responsable de ce qu'on faisait endurer aux autres que lorsqu'on était avant tout acteur principal. Il décomptait donc absolument tous les effets de ses actes pour ne les laisser qu'aux autres, ceux qui prenaient les décisions de commandement tandis que lui se suffisait à lui-même dans le champ des investigations qu'il menait pour le compte des enragés.

Le ciel était tout de noir vêtu, au point que l'on ne puisse présager de ce qui pourrait en découler ensuite. L'idée de l'effet des tremblements de terre sous-marins l'effleura. 

Tout en psalmodiant ce qui devait libérer tous les insectes tués par inadvertance, il combinait l'idée de la résolution de l'interconnexion ADN des ordinateurs avec ceux qu'il traquait. Le métier de traqueur avait pas mal évolué. Les pensées figées autour de quelqu'un n'étaient plus traitée de la même façon. On ne chassait plus les pensées préalables aux actes depuis longtemps. Tandis que beaucoup travaillaient encore sur les notions de réseaux, lui avait complètement coupé avec cette résolution. Le seuil, juste un seuil qui permette le passage possible entre les compétences et la surveillance des cibles. La tromperie était sont meilleur atout.


Avoir plusieurs années à se faire admettre pour, ...


L'atteinte des vibrations dans le corps avait permis petit à petit de faire monter le niveau de quantité de lumière émise par toute source. Afin de voir se concentrer l'ensemble de points de vie  apparaître dans une forme, il fallait acquérir cette possibilité. Cela arrivait maintenant tout autrement qu'autrefois. La césure avait été violente. Même ouvrir une quantité d'espace voulue chez quelqu'un d'autre. Pour cela il avait des stratagèmes très différents devant chacun de ses interlocuteurs. Parfois il se faisait passer pour un animal blessé, parfois pour un marchand sans concession. Ce qu'il aimait le plus était de se faire passer pour quelqu'un de bien. Quand quelqu'un devenait proche de lui au point du respect et de la reconnaissance, il avait une façon bien à lui de démonter la texture essentielle des contradictions qui empêchait les mouvements.

Avoir un objectif était donc beaucoup plus simple que ce que beaucoup pouvaient imaginer.

Calme et pondéré. Tout ce qu'il n'était pas.
Non pas lui.

Il étudiait celle-ci depuis un moment :
Une femme grande avec une chevelure d'ébène se trouvait aux abords du camps. La vision des barbelés ne l'effrayait pas. Elle en connaissaient la teneur. Une gamme d'odeurs lui parvint. Son corps était propre. Ses organes également. Tu sens bon pensa-il. 


Pendant ce temps, celle-ci qui se nommait Dextra avait infiltré le camps depuis 3 ans. Elle s'investissait considérablement et afin de répondre aux demandes d'hygiène féminine, elle découpait actuellement des protèges-slips en deux, afin de doubler sa clientèle et de rencontrer le plus de femmes possible. Nul autre qu'elle ne savait parler autant de dialectes, et nul autre qu'elle n'arrivait à donner la confiance au moins offrant afin de parvenir à ses fins. Son entrée au camps n'avait été apprécié. Elle avait été de suite suspectée étant donné un corps généreux et fort, autant en couleur qu'en forme. Ses yeux noirs intriguaient. Ils arrivaient parfois à en faire fuir quelques-uns. Néanmoins, dans la majorité des cas, elle avait la ténacité requise pour filouter le quidam, et à n'importe quelle époque. Depuis qu'elle avait appris à voler tout avait considérablement changé pour elle. Les vols lui avaient donné beaucoup de pouvoir. Emmagasiner cette énergie, elle n'en avait pas été capable tout de suite et avait eu beaucoup de mal à trouver le chemin vers ceux qui l'attendaient.  Ils étaient neuf. Le contact avec les plaintes lui avait pesé au départ. La plainte devrait rendre son i à qui de droit. Puis elle s'était prémunie des effets en restant concentrée et endurante sans répondre ni aux attaques ni aux agresseurs. En tant que femme, elle devait toujours subtiliser une part d'attention présente en l'autre pour la diriger vers un autre point. Ainsi, pouvait elle traverser le camps en invisibilité et organiser son itinérance comme bon lui semblait sans que personne ne l'entrave. Le contact particulier qu'elle pouvait émettre en effrayait plus d'un. Il fallait savoir se recroqueviller et adopter une stratégie sexuelle convaincante. Contrairement à d'autres elle envisageait les indications de qualité du mâle selon des caractéristiques de blessure et de handicap.

Il était plus aisé ensuite d'imaginer la résistance possible. Son point faible était celui d'être repérée de temps à autres pour son adaptation immédiate au milieu. Il n'était pas rare qu'elle soit enviée et dénigrée pour avoir passé un contrat ou un autre avec tel ou tel autre. Elle aussi avait passé de nombreux accords et elle était très utile pour dépister ceux qui avaient survécu dans des milieux si hostiles que cela relevait de prouesses techniques dont elle faisait commerce. Elle était une vendeuse hors-norme et pouvait vous trouver n'importe quoi dans le camps, à condition qu'on ne lui donne aucun délai.

Oui, celle-là, dit-il tout haut.



http://ici-ou-la-cela.blogspot.fr/2016/04/soit-bon-ou-tue-toi.html