mardi 12 juin 2012

Adversus

Poètes du Japon
Murasaki - shikibu
Poèmes
Publication Orientalistes de France


"A quelqu'un dont j'avais ouï dire qu'un malheur pareil au mien l'avait frappé, j'avais fait transmettre ceci : ( Le livre ayant été déchiré, la suite à été perdue sans rémission.)"
Lieux : Village Adversus

Au village Adversus l'on ne cueillait de fleurons chez qui que ce soit. Honni soit qui mal y pense c'est à dire contre les rumeurs qui étaient les poumons du village Adversus. TaTaTa après une entrée abracadabrante et irrésolument mal vue - un doux vent de scandale souffla considérablement  sur lui et dans son dos de plus si lentement que ce fût au point de le rendre fou - TaTaTa qui ne parlait donc strictement que le langage des fleurs et des oiseaux essaya de s'ouvrir aux questions qu'il trouvait sans intérêt auprès des villageois. Mais il ne pût pas et se mit à puer pour tout le village. 

Personne ou presque là bas ne connaissait les murmures des pierres qui parlaient à TaTaTa. Aussi savait-il absolument tout sur tout car les murs des maisons qui entendaient eux aussi, parlaient, ainsi que les pierres, tandis que les yeux révélaient la totalité des pensées et des intentions quand ce n'était pas les éléments du passé qui jaillissaient : ainsi était TaTaTa.

Pour se calmer, TaTaTa erra autour des marais et des bois, chevelure hirsute, suintant comme une épave sur les flots, qui aurait absorbé de l'huile de poisson fraîche. Tout le monde détournait le regard en sa présence hormis quelques yeux inquisiteurs fixés pointe de couteau sur le pourtour de sa vie et surtout pour entendre les fautes à se répéter les uns aux autres le concernant et de décrire comment et par quoi et par qui et pourquoi il puait. Et comme cela était œuvre de mépris et de fête, les villageois, croyant avoir affaire à TaTaTa alors qu'il s'agissait de leurs propres pensées et les plus nauséabondes, profitèrent de l'aubaine pour bien se régaler depuis cette vision stagnante (le degré zéro) et salutaire (le bas seuil de la pleutre et inconsolable vilénie) pour leurs habitudes, en périphérie de rien du tout (comme réelle pensée, rien donc en périphérie mis à part le néant de l'absurde).

En réalité son odeur était celle de la Terre : TaTaTa !

Au village Adversus, il fallait surtout posséder des terres et être fort pour se réjouir à outrance du malheur des uns contre les autres, ce en quoi la majorité des habitants excellaient hormis quelques rares perles d'entre eux.

TaTaTa après avoir consenti à essayer de communiquer comme il se désolait de n'être pas dans les meilleures dispositions pour pouvoir s'épanouir et se réaliser comme il le voulait, pour éviter de se faire massacrer, décidé à partir et bien que quelque peu mis à la porte du village et détesté par ceux là même qu'il ne connaissait pas, s'enfuit et se réfugia à la hâte au sein d'un autre pays.

Stupeur, dès son arrivée en ce nouvel état, tous le monde devint Fou de son odeur si particulière dont s'enivrèrent chaque habitant. Tout le monde l'entourait et voulait le toucher.

Le monde se mit à l'aimer.



Inspiration issue d'un conte lu dans un livre de sagesse

jeudi 7 juin 2012

Et Pluie

Cette peur tient dans une poche, elle est vivante et présente et mes paroles la porteraient comme une pluie de saison. Cette saison tient dans mes rêves, mes mots l'environnent, mes journaux qui ne s'ouvrent qu'au moment ou je pluie.

Cette Pluie tient dans mes veines. Elle est brûlante sous la glace et s'impatiente de ma vie, et mon arbre la brûle comme un feu ardent. Pourtant, brillance lointaine, mes mots, mes paroles et mes pensées te gardent entière, car toi seule, tiens dans Mes Journaux De Pluie.

dimanche 3 juin 2012

Guetteur


 Guetteur,


Il ruisselait d'impatience devant cet élan et attendait ce feu d'artifice qui succédait à la prise.  L' escargot  qui se frayait un chemin devant lui, posé sur l'écume d'un buisson ne retint aucunement son attention. Son regard se portait au loin, car la vision proche, balayée simplement  des yeux, ne lui convenait pas. Le lointain constituait son repère, son assise, sa conviction. Il faisait preuve d'un réalisme crû, dépourvu de trop bonnes intentions.

Sa propre route avait été parsemée d'embûches, et il avançait seul, même accompagné. Une partie de ses fils avaient été déchirés le jour où devant lui se trouvait la voiture blanche, retournée sur le bas côté de la route, dans l'herbe humide, un matin de printemps.

Il comprit immédiatement.

Quelque surprise que ce fût, tout son corps se mît à trembler, et son regard se porta sur son frère, juste un peu plus grand que lui. Le plus grand enserra les épaules du plus petit, éclaté par la douleur et se serra contre son petit frère.

 - Viens, lui intima t-il, on file.

Ils avancèrent sur l'autre versant en bordure de route, et n'osèrent plus se regarder, trop secoués par l'image. L'un comme l'autre gardèrent toujours ce regard particulier qui se portait vers l'horizon. Cela s'était refermé sur eux. Le grand frère, tempérament vif et cinglant battait la campagne pour promener le chien et tirait de temps en temps. Le petit, frondeur, guettait comme nul autre. Tous deux heureux d'être là, inscrits dans le temps, un temps mesuré chaque jour, finement, depuis.

Depuis l'enfance envolée à jamais, lors des tirs, quelques animaux échappaient à la sentence de mort quand son cœur acceptait dans un relâchement, une trêve. La respiration était toutefois contrôlée pour ne pas se démunir d'une stature ancrée. Tenir. Être droit. Tout ce qui était droit était magnifié, droite salvatrice. Dans le même temps, une autre connaissance d'autres versants, au bord de certaines autres routes faisait parti d'eux, reliant en connexion interne une impassibilité cruelle et la vulnérabilité cachée, aussi, et dans le même temps, les lucarnes de toutes brèches étaient fêtées, la blessure déguisée sous les sarcasmes, si ce n'est qu'une très grande perceptibilité, vivait en eux, par ce talent un peu moins droit, le seul pour lequel ils acceptaient de se courber de temps à autre et de se laisser atteindre : voir les failles et les comprendre sans trop s'y attarder. Ne pas se figer comme autrefois. Effleurer le sens à contre cœur de marmots esseulés par l'absence.

Ce matin là, Maman ne revint pluie.

vendredi 1 juin 2012

Vole

Une idée partagée, une aspiration, l'orientation de n'importe quelle action reprise en totalité, non pas par authenticité mais pour en faire une représentation, un métier, une idée qui soit vendue comme sienne au pèlerin anémié d'admiration, et à ceux qui restent au présent dans le cercle d'amis est déstabilisant, en ce sens où, curieusement l'égo s'en trouve sollicité et pour lui tourner le dos et pour le regarder en face. 

Car plus grand est le vol, plus grand est l'étonnement, et lorsque que l'on constate autant chez l'ami que pour une connaissance, à quel point le mot influence part à la dérive sur les murs de la personnalité de l'autre, qui fait sa vie à partir de vos propres projets et montre la construction de sa vie comme  une clé personnelle du succès (quelqu'un qui fût proche, ou bien l'une de ces rencontres fortuites), l'on se demande quel effet de séduction l'on à pu opérer sur l'autre, pour  au final en constater l'effet du dépouillement sur soi.

Tout cela pour dire que souffle et Vole, ce nouvel auteur qui me vrille, je me le garde et je ne le partage avec personne, je laisse retomber mes petits bouts de papiers où personne ne saura.

jeudi 31 mai 2012

44

Je suis tombée sur un bouquin de trente grammes à 10 euros traduit par Claro, mais je ne l'ai pas pris, une minute plus tard tombée en pâmoison devant le secret du maître de thé, puis "avec une écriture au pouvoir évocateur exceptionnel, Alona Kimhi, voix majeure de la littérature israélienne" m'est apparu - le livre - possible pour aujourd'hui, c'est alors que je me suis félicité : ces trente grammes auraient été le poids idéal pour Cerise sur Le secret du maître de thé alors qu'à la place, déjà crevée d'ennui, au bout de trois pages, j'ai eu l'idée saugrenue de repartir avec journal de Berlin et de laisser tomber mes premiers choix contre 2 euros.

dimanche 6 mai 2012

Nous Avons Lu Votre Manuscrit

Le lecteur peine à saisir le sens ainsi que la visée de

 votre texte, aussi bien au niveau du sens que de

 l'esthétique. Il nous a semblé manquer de matière

 et s'est avéré, au final, assez creux. L'écriture veut se

 donner un air ptique en jouant avec la disposition

 typographique, mais elle reste plate et fade. De plus

 la construction devient vite lassante      .

 

Avec nos regret, nous vous prions de croire à l'expression de

 nos sentiments les meilleurs.


 Le service des manuscrits
                  Coline Morta   .

Ce Soir Je Dors avec Vous


vendredi 4 mai 2012

Entrez

Dans l'interstice, oublier et chercher encore je n'avais pu regarder entièrement ni voir et maintenant, te voir, te sentir, rester à l'intérieur quoiqu'il en soit, je sais,  Tu vois, I Twirl With Your Powerful Blast You, You Are Insanely Authentic, Thank You.

mardi 1 mai 2012

Ô Coiffeur ! - Chroniques

- Bonjour Madame !
- Bonjour... 

Petit coup d'œil par dessous volontiers faussement ouvert et accueillant. Et relève la tête après deux coups de pinceaux sur les racines de sa cliente qui penche la sienne sur l'épaule gauche extrêmement. ( teinture entre noir et roux foncé qui tire vers le rouge) : 

- Ma Daaame ?

(L'autre coiffeuse est affalée étalée sur le sofa noir jambes croisées et regarde avec dégout non dissimulé la cliente qui ne lui inspire pas le meilleur d'elle même. Tee-shirt blanc/Pantalon = noir. Blond péruvien (racines noir de jais). Œil au beurre noir - crayon khôl GRAS : une pro démocratique du peigne qui frise le mépris gantée d'ongles qui se moquent des serres de perroquet.)

Cliente au seuil de partir poliment. 


- Est-ce que vous pouvez couper les cheveux d'un enfant maintenant ?
- Oui, mais il faut repasser dans trois quart d'heure.
- Combien vous prenez ?
- Quel âge il a ? Après avoir regardé sur les tarifs : 14 euros cinquante.
- Dans trois quart d'heure ? Et je prends rendez-vous ?
- C'est sans rendez-vous...
- Très bien, à toute à l'heure.

Trois quart d'heure plus tard, joyeusement : 
- Booonjour ! ≠ enfin RE ! (MEnton légèrement surélevé : )
- Oui ? Regardant l'enfant 
- Ah mais maintenant, il va falloir attendre plus de temps.
- ?
- Il y a deux petites filles Avant Vous et le Monsieur aussi AVANT vous. Y' A pas de rendez-vous...  : - jevousavaisdit. (teinture marmonnée baignée de mèches paille, cheveux courts, effilés, costume Blanc blanc : .)

samedi 28 avril 2012

Place Clichy

Je suis planqué sous un proche. Il faut attendre, les chars tirent dans l'tas. Nos corps bitume. Nous sommes une dizaine, hommes et femmes éberlués devant l'homme, debout, qui reste planté là au centre de la Place Clichy alors que nous sommes attaqués par des chars, Allemands.  Il regarde dans la même direction que ceux-ci et nous ne comprenons pas. La pharmacie explose, les dégâts sont maintenant visibles : le type au milieu de la place Clichy se met à courir comme un dératé en sens opposé. Sa surdité l'a laissé à nu devant l'agression qu'il n'avait pas entendue.

Je suis venu chercher des armes, appelé à l'arrache, par téléphone, pour venir, fissa, dans cet appartement, par une connaissance, qui pourrait être n'importe qui et s'avéra être engagé dans l'armée dans la Résistance.

vendredi 27 avril 2012

TAHCA UCHTE - RICHARD ERDOES "De Mémoire Indienne"

Ce livre est écrit en hommage à
Frank Fools Crow
Pete Catches
George Eagle Elk
Bill Schweigman
Leonard Crow Dog
Wallace Black Elk
John Strike
Raymond Hunts Horse
Charles Kills Evenry
Godfrey Chips
et tous les autres voyants-guérisseurs de la nation Sioux


"Comme je le disais, dans la plupart des cas c'est par sa propre vision qu'un homme devient voyant-guérisseur. Son rêve est purement le sien ; personne d'autre n'est visité par une vision purement semblable. Il y a dans sa vision une part qui possède en propre, qui est son secret personnel. Mais en même temps, une part de cette vision est partagée avec d'autres voyant-guérisseurs - c'est elle qui les rassemble, qui tient de leur sang commun, et de la prairie elle-même. Le médecin guérisseur est lié à son peuple comme par les lanières de cuir yuwipi.

Je respecte les autres religions, mais je n'aime pas les voir dénaturées, transformées en ce qu'elles ne sont pas. Du Christ, vous avez fait un blondinet. Je ne m'intéresse pas à ce Christ au yeux bleus, ce Christ sanitaire pour produits recommandés par la télévision. Qu'est-ce que vous diriez si je mettais des nattes à Jésus, si je lui flanquais un plume dans les cheveux ? Vous diriez que je suis un indien cinglé, c'est bien ça ? Jésus étais un juif. Il n'était pas un rouquin d'anglais. Je suis sûr qu'il avait les cheveux noirs et la peau bronzée d'un indien. Ici les blancs, les  propriétaires de ranches des environs, n'auraient pas voulu qu'ils fassent la cour à leur filles ; ils n'auraient pas apprécié qu'il prenne un verre dans un de leur saloons. Sa religion provenait du désert où il habitait, du genre de montagne qu'il connaissait, du genre d'animaux et de plantes qui lui étaient familiers. Vous avez essayé de faire de lui un représentant de commerce anglo-saxon, un Billy Graham à cheveux longs revêtu d'une chemise de nuit bizarre, et c'est pour cette raison que désormais il vous refuse ses services. Je pense qu'il était un grand voyant-guérisseur. On peut le voir dans la Bible, il avait sans aucun doute le pouvoir et le toucher qui guérit. Il était également un hippie. Hipi, dans notre langue, cela veut à peu près dire "Il est ici, nous sommes ici, c'est ici". Aussi, quand un jeune blanc aux longs cheveux maintenus par un bandeau perlé vient à moi, demandant à apprendre notre religion indienne, et même à prier avec nous, je trouve cela normal. Mais je ne trouverais pas normal qu'il essaie de changer nos croyances, de les adapter à son genre de culture, de progrès, de civilisation, et tout ce qui s'ensuit. Je ne trouverais pas ça normal du tout. Vous ne pouvez pas prendre nos croyances des Badlands et des prairies et les incorporer à vos usines et à vos bureaux des buildings.

On est en train de construire une grande église catholique pour les Indiens dans une de nos réserves sioux. Elle à la forme d'un tipi géant. Au dessus de l'autel, un immense calumet est suspendu à côté de la croix. C'est essayer de nous faire croire que Jésus était un yuwipi. C'est nous dire : venez tous, les hommes du peyotl, les voyants-guérisseurs, les clowns sacrés et les visionnaires de l'élan, venez tous les indiens, faites ici vos dévotions. Cela ressemble à une réunion d'amis du peyolt, une hanblechia ; c'est pareil, les différences sont abolies. Cela ne me plaît pas du tout. C'est malhonnête. Parce qu'il y aura toujours une différences, aussi longtemps qu'un indien sera en vie. Nos croyances sont enracinées dans notre terre, malgré ce que vous y avez fait et toutes les parties que vous avez recouvertes de macadam. Et si vous ne les entretenez pas un an ou deux, nos plantes, nos plantes indiennes, passeront au travers et de nouveau croitront."

Collection dirigée par Jean Malaurie
TERRE HUMAINE - PLON

samedi 21 avril 2012

De Derrière L'Oreille Lézard Me Veille

De Derrière L'oreille Lézard Me Veille
Tu Les As  et Là : Paix

Le Corps Et LES Mots Suffisent
Tu Es Là 

ET Autour du corps
Chaque corps à sa Propre Histoire
Le Corps Est Tout 
Cela Fait Mal D'ouvrir Son Cœur

Même quand TU ES OK Où que tu sois Tu Peux Où que Tu sois Tu Pourras Libre

Ce Mot Est empli de Sable Et de Galaxies
Ce Mot signifie Le Courage
Regarder Ce Qui Fait Peur
Ce Qui Fait Mal
Le Sable Est TOUT
Particules
Tout Ce Qui Te Sert à Traverser Cette Vie

Est Là
Ne Savez-Vous Pas Que Les Pierres Parlent car Il N'y a Pas d'étages Entre Les mondes

Tout ce Que TU AS  C'est Ton Corps 
avant de Découvrir Qu'il n'est RIEN
 
Avant de Découvrir Qu'il n'est RIEN
TOUT est Là

De Derrière L'oreille Lézard Me Veille Tu Les As  et Là : Paix

Le Corps

N'est Jamais Qu'un Chemin 
Comme 1000 Autres Tous Valables Tous Égaux Car Personne N'est Plus Que L'Autre

De Derrière L'oreille Lézard Me Veille

Tu Les As  et Là : Paix

Le Corps Est TOUT


C'est Une Grande Question
La Prison
C'est Au cœur De La Cité
Déjà
L'exclusion

La Prison
Est Une Erreur

Bien Sûr
C'est Maintenant L'heure
De TROUVER TOUT AUTREMENT

La Prison organisée Meurtrit Encore
La Prison Désigne Le Miroir De NOs Jugements
Cela REviendra
Si vous Ne Le traitez Pas Comme Doucement Bercer La Blessure
Car La Prison

Abrite Des Blessés

Des Blessés Et Des Blessures

Qui Sont à TOUS

Nullement étouffés Tous Ces CORPS N'ont Pas De Droits Suffisants

Car Outrés D'injustice

Les Blessés Subissent Endurent Affluent Sous Le Joug

De La BienPEnsance De La Bien Pesante Et Preuve De Fermeture

Incroyable Aujourd'HUI


C'Est Ici Que Des Femmes et des Hommes Crient Pour l'Humanité Des ENFANTS AUSSI encore au seuil de L'invisible : ils sont L'œuvre Parfaite de ce qui doit être étudié et aimé CAR TOUS LEs ENFANTS SONT BONS Et dans l'Adulte vivent L'EnfanCE  et La Pureté Le DROIT doit aimer Tous Ceux De La Cité que chaque Homme Et chaque Femme Puisse se Déployer C'est POSSIBLE.


Cela Reviendra

Car Cela Est Et TOUT Ce QUi Est caché émerge Déjà Ce qui est caché Apparaitra

L'Exclusion Ne Veut Rien Dire Que Ramener à Soi Ceux Qui Ont Été Exclus
Même Si C'est Plus Tard
Cela REviendra

On N'insère PAs Dans LA Société Ce QUI Est Déjà Totalement Intégré


Nous Sommes Tous

Mais Dans Ce Mot Prison
Cohabitent
Ce Que Chacun De Vous Êtes Prêts à Vivre
Ce Que Vous Pouvez Donner 
Ce Que Vous Fliquez Vous Même En Vous même
Ce Que Vous Pouvez Prendre
Ce Que Vous Pouvez Recevoir

Ce Que Vous Croyez De La Beauté Est étrange



Ecoutez Maintenant Ce Qui Vient FACE à Vous
Car cela EST Qui Veut entrer EN Toi
Quelque Soit Le Happening : Laisse Toi Guider et Fais Confiance

Conscience Tout est Ou Presque
Il faut donc VOIR ce qui Est,

La Paix, 
Impaire et passe,
Au travers de La Rage et La Colère, 
Et Nous Contenons TOUT, 
Le Chagrin, La tristesse, La Misère,
Tout, tout, Tout est Là, 
Le Plus Beau Se cache à l'Intérieur

C'est Pourquoi, 

De Derrière L'Oreille Lézard Me Veille Toujours.


  


dimanche 8 avril 2012

I. SUS


I.

SUS
Les clauses n'entrent plus. Par Conséquent, percevoir vous est désormais impossible. Malgré tout, le franchissement du saut d'obstacle peut advenir : changez d'exposition et vous pourrez percevoir à nouveau aux conditions nommées ci-après. Si vous souhaitez ardemment vous opposer à notre jugement, vous devrez à Dieu et au Monde, en un délai d'argumentation propice soit d'ici deux pleines Lunes et  depuis cette vision, demander la grâce et donner l'originale copie de l'arbitrage qui devra être porté à notre connaissance, une fois que nous vous l'aurons remise. Après quoi, si nous refusons encore votre régularisation sachez que vous pourriez exposer devant l'Institution et à feu vif, une requête.

Vous pouvez me demander toute information dont vous auriez besoin si vous le souhaitiez.

Bien Cordialement, Madame CUI CUI CUI 

PS. Je ne répondrais ni par téléphone ni par courrier - Nous ne traitons aucune réclamation mais vous devriez toujours suivre la procédure car si nous ne pouvions recevoir cette réclamation que nous ne traiterons pas, vous ne pourriez faire preuve d'aucun recours.

Ne vous attendez donc à rien. Vous y gagneriez.

jeudi 29 mars 2012

Mon Corps Dans Ton Corps Habite Les Arbres




Mon Sexe Est Dans L'Arbre


Infiniment

La langue est parfois la même et pourtant combien de personnes, à priori parfaitement capables de réfléchir, d'un niveau d'études qui témoigne de connaissances techniques et générales qui attestent d'un niveau de compréhension subtil, combien de personnes, toutes une vie resteront plaqués sur le modèle d'une pensée, réfléchie relativement, dans le classicisme de leur groupe familial, restent suturés à leurs convictions et leurs jugements, appuyés et concertés par leur amis, leurs proches, ou leur conjoint qui se met à sentir et ressentir les mêmes sensations que l'autre, celui avec lequel on vit, simplement parce que c'est plus simple, plus facile de prendre parti l'un pour l'autre, et de s'accrocher petitement à la pensée stockée pour un seul cerveau dans le couple, quelquefois sans même aucune connaissance des faits réels qui peuvent initier des réactions d'inimitié, de rejet ou d'exclusion, du conjoint vis à vis de qui que soit de la part de celui qui juge,  - l'autre conjoint - celui qui tient lieu de juste auprès de sa moitié, celui qui même s'il a fait quelque chose que l'on pourrait analyser plus précisément dans l'interaction,  aurait pu se tourner plus volontairement vers l'autre afin de comprendre les enjeux du ou des jugements, d'une pensée - qu'il s'agisse d'une dispute ou d'un conflit qui exclu, famille ou pas.
Ces relations, celles qui s'assoient sur la légitimité des réactions, utilisent leurs relations qui transfigurent tout à fait des préjugés en fleur de justice, jugement de bon aloi et conscience dorée me regardent encore aujourd'hui.
Icelui, Icelle, pourrait illico s'interroger, sur ce qui, sur ce que...Dans cette vie pourrait être envisagé différemment.
Infiniment, le respect réel et la grandeur sont sublimes en humilité. Peut-être avez-vous un jour rencontré ces rares personnes remarquables, lesquelles vous regardent Vraiment, c'est alors que la mélodie de l'intimité n'existe plus forcément, car cela peut arriver au détour de toute minute, à l'instant même ou vous ne l'imaginez pas même en couleur, et là, cela Est, Une personne suffit, Une seule, si vous êtes vu au moins une fois dans ce que vous êtes réellement.

Quand Ton Rêve Dans Mon Rêve Habite Mon corps


jeudi 22 mars 2012

MARC-AURÉLE - 121-180 - MAXIMES ET PENSÉES

Traduction d'ALEXIS PIERRON
"On n'a guère pu voir un homme tomber dans l'infortune pour n'avoir point étudié ce qui se passe dans l'âme d'un autre ; mais ceux qui ne suivent pas avec attention les mouvements de leur âme, tombent nécessairement dans le malheur."


ÉDITIONS ANDRÉ SILVAIRE

"Mythes Lakota" de Bernard Dubant

Auteur : Bernard Dubant
Éditions Guy Trédaniel
Le Retour à l'Esprit
Collection de Textes Inédits

Lakota

« Les Sioux s'appellent Oceti Shakowin, les "Sept Foyers". Les Sept Foyers représentent les étoiles de la Grande Ourse (Wicakiyuhapi) ils s'appellent aussi "Dakota, Nakota, ou Lakota", "Alliés", "Amis", selon qu'ils sont "Sioux de l'Est" (Santi, Isanti), "Sioux du centre"(Yankton et Yanktonnais) et "Sioux de l'Ouest" (Tîton). Ces derniers se sont établis sur la rive droite, dans la "Grande Plaine" autour des Collines Noires (Pa Sapa), où ils arrivèrent à la fin du XVIIIe s. Ils chassèrent de cette région les absalooka (Crow), Pawnî (qu’ils appelaient Palani « menteurs »), Kiowa, etc, et ne tardèrent pas à lier d’amitié avec les Cheyennes et les Arapaho (qu’ils appelaient Mahpiya to, Nuages bleus), deux peuples algonquins.

Les Tîtons (de tintatunuwan, village dans la prairie (Tiihyeyapaya), ou Lakota, se divisaient en sept Oyate, « tribus » ou « nations ». Oglala, Sicangu, (Brule), Minneconjou, Itazipco (Sans Arc), Oohenunpa (Deux Larmittes ou Deux Foyers), Hunkpapa, Sihasapa, (Pieds Noirs) ;

Tashunka Witko (Crazy Horse), Mahpiya Luta (Nuage Rouge), Hanaka Sapa (Elan Noir), étaient Oglala ; Tatanka Iyotake (Sitting Bull) étaient Hunkpapa ;
Sinte Galeshka (Spotted Tail) étaient Sicangu ; Sitanka (Big Foot, Tué à Wounded Knee) et Tahca Uschte (Daim Boiteux) étaient Minneconju…

Les Lakota sont répartis dans quatre « réserves » des Dakotas du £Nord et Du Sud ; Ils vivent aussi dans quelques villes, dont surtout Rapid City. Ils furent - et sont - un certain nombre, regroupés dans L’américain Indian Mouvement, à refuser de collaborer avec les occupants yankees, et à avoir retrouvé leur tradition chamanique ancestrale ( Lakol wico’han, « Lakota way of Life »), en opposition aux « goons », christianisés des autorités tribales mises en place par le BIA, Le bureau of Indian Affairs, qui dépend du secrétariat à l’intérieur. »

lundi 19 mars 2012

Pluie Froide

Tue Ce qui glace le souffle déchire il fait Nuit Petit Ventre de Taupe parce que le ciel est sombre et je ne peux ranimer la perte de mes illusions la force sortir de soi devant cette négation une folie de désolation jamais pu l'aider comprendre attendre qu'elle remonte de  ses angoisses de folie Et devant cette Torpeur Surmonter l'incompréhension dans cette violence LE Sacre de l'enveloppement Subtil Cruauté Malveillance Attaques Mots qui Tuent et Jugement les autres rien du tout n'a pu leur venir à l'esprit ils ont regardé quels étaient les meilleures vacances au ski comme ils sont heureux en famille comme tout est prévu en amont du Plaisir et du contentement pour que ce soit parfait et que l'on lime toute trace de ne serait-ce qu'une opposition un avis divergent c'est bien connu Chez Nous cela se fait pas ils ont leurs opinions qui sont les meilleures et avancent avec cela se détournent de la Gêne PAS Assez de Courage pour regarder et ce n'est possible de discuter de rien ou quasiment écoute invisible mais non arrêtez tout pas devant les gens qu'est-ce qu'il vont penser et même entre nous quand le Nous est possible c'est à dire quelques bonnes fois quand même pendant lesquelles il y a eu des aurores boréales et du vent frais aujourd'hui tout cela n'est plus et le ciment est en pleine transformation il ne laissera je l'espère pas plus que la dislocation. des Liens car il est  Préférable que je ne Dise Rien ils préfèrent Me Cacher à leur sens Trop Dur pour Eux parait-il Comme Elle le dit Elle est une Colombe une colombe Blanche toute douce et Gentille Toujours Gentille car Ce n'est que si les autres L'attaquent qu'elle devient Violente. Pourquoi de Cette Haine.. Eux se contentent Sobrement de ne pas pouvoir s'ouvrir à La Réalité car le Déni Est Mot d'Ordre Et Officier à la Messe Urbi Et Orbi Est Une Bonne Cache devant l'Impensable.

Écrire pour ne pas laisser croire ce qu'ils disent bien penchés sur leurs opinions toujours propres Nulle tendance à l'observation si ce n'est pour comparer lequel à bien fait ou mieux fait pour l'autre et comment celui-ci sera toujours moins bien que celui-là je n'aime que les LeNotre en Macarons lance t-elle  : Je préfère Le Pavot saupoudré sur le couscous aux Cerises Mûres généreuses avec Des Feuilles de Menthe Froissées Arrosées du jus de quelques de ces Cerises elles-mêmes qui composeront le croquant du plat avec quelques gouttes de Citron Vert pressé Et du Vin presque Frais Léger Et Chaud.

Je jette mes déchirures sur du papayer ça brûle ce Soir.

samedi 17 mars 2012

Un point d'interrogation



Ou Alors un point d'
interrogation bientôt un point d'
interrogation tout est parfait un point d'interrogation Ce Soir un point d'interrogation Autour du FEU tu te souviens alors un point d'interrogation Plume vers Toi un point d'interrogation bien sûr un point d'interrogation tu le sais un point d'interrogation je le sens un point d'interrogation donc un point d'interrogation no panik un point d'interrogation je vois le petit café un point d'interrogation tu es avec ton frère un point d'interrogation tu es de dos un point d'interrogation thé vert un point d'interrogation tu ne saisiras pas bien quand tu me verras un point d'interrogation tu t'attendras à autre chose un point d'interrogation l'image est pas celle que tu te figurais un point d'interrogation tu seras bien là un point d'interrogation je le sais un point d'interrogation je ne sais tout un point d'interrogation mais je le sais un point d'interrogation après un point d'interrogation les vibrations un point d'interrogation c'est pour cela un point d'interrogation ensemble un point d'interrogation nous le ferons pour les autres un point d'interrogation et pour nous un point d'interrogation et ce sera gigantesque : Début Mai un point d'interrogation je te vois un point d'interrogation Page 117 un point d'interrogation : ce sera mieux que presque tout un point d'interrogation en attendant un point d'interrogation il y a les fils du temps un point d'interrogation surfe un point d'interrogation je suis Là.

"Il est avantageux d'être persévérant dans l'adversité"


Mes Journaux De Pluie



 Froide Ce Soir

samedi 11 février 2012

"L'APPRENTI DE LÉONARD DE VINCI"

Un jour que nous chevauchions loin du château d'Averne, Graziano, qui depuis le matin gémissait en se tordant le ventre, nous demanda de nous arrêter. Il venait d'apercevoir une plante sur le bas-coté du chemin. Nous mimes pieds à terre, il l'a cueillit et voulu en mâcher une feuille. Sans réfléchir, je lui arrachait la feuille des mains.

- Il ne faut pas en manger ! m'écriai-je 
- C'est de la menthe, protesta t-il elle va guérir mon mal de ventre.
- Non, ce n'est pas de la menthe répliquai-je.
- Qu'avez-vous trouvé ? demanda le maître d'une voix dénotant un vif intérêt.
Graziano ricana :
- Je suis en train de me faire donner une leçon par un gamin. D'après Matteo, si je mange cette herbe, je vais mourir.
- Mourir sans doute pas, remarquai-je. Mais il est certain que vous aurez mal au ventre avant même le coucher du soleil et au moins pendant quelques jours.
- Je prends de la menthe depuis longtemps car j'ai constamment mal au ventre.
- Mais ce n'est pas de la menthe, répétai-je même si cela y ressemble.
Le maître pris la plante et l'examina.
- Comment le sais-tu Matteo ? Tu en es sûr ?
Il me posait cette question parce qu'il admettait qu'un garçon de mon âge puisse en savoir plus que lui.
-  Il s'agit d'une plante ressemblant à la menthe mais elle ne pousse pas dans les mêmes endroits, répondis-je
- Il existe de nombreux types de menthe, expliqua le maître. De différentes couleurs, depuis le vert émeraude jusqu'à un dégradé de jaune et une variété appelée dictame de Crète ou origan à fleurs.
N'en est-ce pas seulement une nouvelle ?

- Non car le dessous de cette feuille n'est pas comme une menthe véritable.
Je cherchai autour de moi et je finis par trouver une feuille de menthe.
- Vous voyez ?
- Oui je vois, Mattéo,acquiesça t-il en me prenant la feuille des mains, elle est ce qu'on appelle panacée.Puis il répéta le mot lentement pour que je l’assimile bien : "Panacée."
Je hochai la tête pour montrer que j'avais retenu ce nouveau terme. 


PAR THERESA BRESLIN
LE SCEAU DES MÉDICIS  TOME I
Traduit de l'Anglais par Pascale Poulain
Milan Poche Histoire

http://www.editionsmilan.com/

dimanche 5 février 2012

"Après Le Tremblement De Terre"

"
La nuit était glaciale mais il n'y avait pas un souffle de vent. Quand ils ouvraient la bouche, leur haleine froide dessinait des idéogrammes dans l'air glacé.

"
Après le tremblement de terre - Haruki Murakami
Traduit Du Japonais Par Corinne Atlan

jeudi 2 février 2012

"Sur Les Murs De Pompéi"

Choix d'inscriptions latines

HYPOCONDRIE
 J'ai attrapé un rhume

ÉCOLE LIBRE
 Que celui qui me paiera le salaire de mes cours obtienne des dieux d'en haut ce qu'il leur demande

DÉCEPTION
 Nous avions envie de venir ici - nous avons encore plus envie d'en partir

LA MAISON QUI PARLE
 Je suis l'immeuble de Marcus lunius
Textes choisis et traduits par Philippe Moreau
Les Collections des Éditions Gallimard