mardi 11 juillet 2017

Alors ?

- Tu as autre chose ?
- Un truc qui fait pas bander ?
- Way, peut-être
- Bon, bah aboule, passe un clop, please
- Allume en deux alors.
- T'as pas du gin?
- Je rentre pas d'daube chez moi, wine ?
- Arrête de t'la péter.
- T'adore pas ?
-Si, mais pas dans ces spéciales circonstances cul.
- Où, je sais pas, tu veux une vodka, avec des pennes ?
- Arrête tu vas m'faire pleurer. Whisky?
- PENNE ARABIATTA
- Naan !
- Bon alors ?
- Alors ?
- Pause obligatoire. Viens !
- Je suis là depuis longtemps
- Ah? Je t'avais pas remarqué.
- Oui?
- Oui.
Rires
- Et après ?
- Je sais pas trop.
- Alors, si tu veux.
- Je vous veux ! Toi et lui ! Alors !
- Je suis pas sûre que ça soit top.
- T'en fait pas, je te dirais tout ce qui nul.
- Non mais j't'ai demandé quelque chose ?
- Justement, comme tu demandes rien, ça donne envie de tout t'donner.
- Alors ?
- ALORS !

lundi 10 juillet 2017

About Trauma.

- C'est quoi ta préférence féminine?
- C'est Tad?
- Tu aimes qui comme meuf qui tue?
- Qui tue?
- Je préfére les hommes
- Mais je sais pas, t'as bien...en zik....
- Nina #Hagen, Nina HaagenBandBand NuuunSEXMo"nnKRock
- Mway.
- MWAAY! Pffff.
- Marianne DENICOURT
- HAHAHA... typisch männlich
- T'y connais rien
- La belle évidence
- Hein?
- J'ai rien dit.
- Tt'a tort, t"es trop belle quand tu parles
- C'est pour çA, que j'diis rien alors, la plupart du temps?
- J'me l'demande justement
- Bon ben quand tu auras fini de converser avec toi-même, on baisera?
- J'ai pas envie
- Je ne vais pas te contraindre mais je peux t'réveiller?
- Comment ?
- Ferme les yeux et écoute :

mardi 30 mai 2017

Brau

- Qu'est-ce tu lis ?
- Brau
- Brautigan ? Lequel ?
- Brautigan
- Passe
- Pour quoi faire ?
- Tu verras bien
- Merci. Bon, ben maintenant tu dors.
- Tu déconnes ou quoi ? Je dors et pendant ce temps, tu lis mon bouquin ?
- Bah ouais, t'es crevée, Dors.
- Tu lis le bras tendu vers le ciel : et t'es tellement à la ramasse que le bouquin te tombe sur la gueule et tu me demande de dormir pour me piquer Brautigan ?
- Viens on dors, j'te l'lis demain.
- Demain quand ?
- Tu veux un rencard ?
- évidement
- Je sais pas, minuit ?
- Ok
- Bon, à demain, alors ?
- Tu l'inscris pas sur ton agenda ?
- Quel Agenda ?
- Ah oui, c'est vrai : t'es un artiste, t'as pas d'heure
- A demain ma petite japonaise, on a rendez-vous tous les deux avec retombées de sombreros* à minuit pile. Tu vas quand-même pas m'tromper avec Brautigan, merde ! 
On s'fait un plan à 3, et pis c'est marre !

*Retombées de sombreros, Brautigan

lundi 13 février 2017

- Moi non plus j't'aime pas mon amour !

José :
- On sort ?

- Ouais. On fait quoi ?
- Ciné !
- En plein mois d’août ?
- Et ?
- Printemps, été, automne, hiver et printemps
- C'est quoi ?
- Sud Coréen
- On peut pas
- Pourquoi ?
- C'est pas sorti
- Ah ?
- Ca sortira en 1995...
- Ah oui c'est vrai
- Usual Suspect ?
- Déjà vu
- A revoir ?
- Bof
- Oh tu m'gonfles
- Tu veux voir quoi ?
- Et toi ?
- Maggie Cheung, Yeah, Yeah !
- On peut pas
- Pourquoi !
- Ca sortira en 1996...
- Et merde ! Comment tu l'sais ?
- Je te regarde dans les yeux et j'entends : Irma Vep...
- On va voir quoi alors ?
- La Haine
- Ouais d'ac !
- Nan mais j'déconne, t'es trop toi
- Oh Merde
- En plus c'est encore en 1995...
- Et là on est en ?
- 1994
- Ahh...
- Bon j'en ai marre.
- Bah t'as qu'à sortir tout seul
- T'as pas peur que j'te trompe ?
- Connard va !
- Bon j'me trisse
- Salut et ne reviens plus
- Ok. Qu'est-ce tu fais ?
- Qu'est-ce ça peut te foutre ?
- Bah j'ai envie de savoir...
- Je vais écrire
- Quoi ?
- Un film
- Ahahaha ! N'importe quoi !
- Bon dégage
- Et tu parleras de moi au moins ?
- Non, je te le promets. Mais je vais parler de tous mes amants.
- Ah t'es chiante
- C'est pour ça qu'tu m'aimes
- J'ai dit que j't'aimais ?
- Bah oui.
- J'm'en souviens plus, Hey !
- Super ! On va pouvoir repartir à zéro !
- Tu crois ?
- Ben non
- Ok, j'me casse : à quelle heure on s'réconcilie ?
- Jamais
- Même pas dans ton film ?
- Non
- 21 heures dans l'rad aux Corde
- Non, j'peux pas.
- Pourquoi ?
- J'ai rencart.
- Avec qui ?
- Avec un petit mec qui n'a l'air de rien. Et qu'est beau comme tout quand tu regardes bien.
- Depuis quand t'aimes les mecs beaux ?
- Hier
- Pense à demain !
- On a quoi demain ? Ah oui !
- Bah, 22 heures ?
- C'est pas un peu tôt pour une réconciliation ?
- Si...
-  On s'retrouve ou donc ?
- On s'retrouve pas et pis c'est marre. J'me casse !
- T'es encore là pour un mec qui s'casse !
- Ah oui, c'est vrai. Bon ben ne me regardes plus alors.
- Tu t'habilles pas ?
- Si un peu
- Quelqu'un t'as dit d'prendre ma veste de smoking ?
- C'est pour faire Cinéma ! Adtaleur Princesse des écluses !
- Va te faire foutre connard !
- T'es trop belle j't'adore ! 22 heures Trente pile, Sur les quais, cabine devant l'église des Corde, 
- Liers ?
- J'y serais pas.
- Wesh !SUPER ! J't'attends, t'arrive, j't'ouvre les bras, et tu t'évanouies d'dans comme une folle d'amoureuse que tu es.
- Prétentieux
- T'es pas amoureuse ?
- Bien sur que non : C'est démodé.
- C'est pour ça qu't'adôre la MODE ?
- Tu m'fatigues...Mon foulard !
- Tu peux pas t'en passer hein, d'ton petit foulard qui tue ?
- Rends !
- Non j'pars avec ! 22 30 aux Corde, t'as rendez-vous avec ton petit foulard et ton homme ! Il me va ?
- NAN ! Donne le moi ! Putain !
- Adieu ! Moi non plus j't'aime pas mon amour ! 





samedi 7 janvier 2017

Five O'clock

- Donc ?
- Quoi?
- Tu viens ?
- Nan
- Allez !
- Pour quoi faire ?
- Pour te présenter mes potes
- J'ai pas envie
- Et pourquoi ?
- Tu sais bien comment ça fait, non ? Tu commences à entrer en relation avec eux, et puis il se font croire qu'il y a cet enjeu, ''oui c'est notre ami à nous'', bah, gardez-le.
- Ôh putain !
- C'est vrai ou c'est pas vrai ?
- Bon, bon...
- Donc si je viens, les pauvres vont s'imaginer que j'essaie de m'intégrer dans vos on se connait mieux que toi,  on le connaît mieux que toi, l'ami du pote de machin qui fait que, et comme j'en ai rien à foutre...les petites connivences ta mère, ils peuvent se les foutre au cul. Parle moi d'ta mère d'ailleurs ?
- Mais qu'est-ce que ça peut faire ? T'es mal polie, hein
- Rien qui m'attire, juste, bon et ta mère ?
- Ah non Merde ! Fout moi la paix avec ma mère, laisse la où elle est. Elle est...Et si t'étais surprise ?
- J'ai l'habitude, t'sais, elle est quoi ? Sympa ?
- C'est vraiment pas le qualificatif. Et pis ?
- Et pis bah action directe, pas besoin de,
- Tu fais quoi ?
- J'installe le matos
- C'est toi qui l'a faite cette toile ?
- Non c'est l'voisin
- Ah.
- Ah quoi ?
- T'as tendu la toile ?
- Oui
- Combien elle fait ?
- 3 mètres sur 2.50
- C'est nul
- Merci
- Je t'en prie
- Bon, tu vas y passer la nuit où quoi ?
- Peut-être
- Pas ?
- Je sais pas
- Non c'est vraiment naze ce que tu fais.
- Tu trouves ?
- Bah oui. Et ça t'fait marrer ?! Arrête un peu !
-
- Tu dis rien ? Tu t'en fous ?
- De foutre, oui : totalement
- Mais c'est quoi ce truc abominable qui nous empêche de sortir ensemble ? Ça veut rien dire ! Et en plus t'as l'air contente, hein ?
-
- Pourquoi tu souris ?
- Rien
- Bah dis ?
- Tu l'trouve nul ?
- Complètement
- Ça m'étonnes pas
- Bah pourquoi tu sais que c'est nul ce que tu fais ?
- Écoutes la plupart du temps, ce qu'on pense de moi n'a mais aucun effet sur moi.
- C'est à cause de
- TAIS TOI !
- Excuse- moi, bon. On mange ?
- J'ai pas faim.
- Alors on baise ?
- Bah bien sûr ! Mais après.
- Après quoi ?
- Faut que je m'occupe de lui
- Qui ça lui ? La toile ? C'est plus important que moi ?
- Bah c'est toi
- Hein ?!!
-
- Tu déconnes
- Pas là
- Fais voir ! Pousse toi !
- C'est moi ça ?
- C'est nul pas la peine que tu regardes
- T'y as passé combien de temps ?
- 3 semaines
- Ah
-
- Tu me vois comme ça ? C'est sombre. T'as pris quoi pour faire ça ? Du fusain ? Avec de l'acrylique...Ah, Ça évolue là dans ce coin. J'aime bien là, t'as vu ? Fais voir, fais voir ! Ah oui, j'avais pas vu tout les messages implicites. Je voudrais pas dire mais là on dirait une bite énorme, et la fait voir, dans ce coin là, c'est pas mal en fait, bon bah te marre pas ! Merde ! Il est fini ?
- Non
- Tu m'peins quoi.
-
-Sans m'le dire ?
- En quoi ça te regarde ?
- Pour une fois, j'm'intéresse plus que d'habitude, ...
-
- Tu souris ?
-
- Non mais il est nul
-
-Qu'est-ce tu fais. : t'es malade, putain de Dieu,  pose ce marteau ! Tu vas pas m'détruire, merde !
- Juste le ventre. Voilà.
- T'es complètement à la masse, hein.
- Attends, encore un peu.
- T'as bousillé la toile ! Fallait pas m'écouter ! Hein ? Mais parle ! C'est quoi ce signe de main ? Tu veux quoi, que je passe ? À travers la toile ! Ah ça y'est, t'es contente hein ? Tu t'marres ! Prends ma clope, je vais pas passer !
- Mais si
-Arrête un peu avec tes signes de la main, ah t'es contente de toi hein ! C'qu tu m'fais pas faire !!!  Je vais tomber moi !
- Vas z'y
Voilà ! Je suis un autre homme. C'est bon ? C'est fini ? Tu sais pas ? Peut-être pas ? Tu peux plus parler ça t'reprends ? Viens allez mezzanine ! Il est 5 heures, j'aimerais bien
- Dormir ? Manger ?
- Non baiser, évidemment
- Tu veux des pâtes avant ?
- Non, non, ça va m'donner faim ! Arrête de rire ! Viens ici ! Tu vas voir !
- C'était bien hier ?
- Un peu nul
- Ouais, c'est c'qu j'me suis dit aussi, surtout toi. J'mets Léonard ?
- Cohen ? Bah pas pour baiser, hein.
- Ah ouais : Bon ben j'mets rien, allez viens, on fera la musique tous seuls.

dimanche 18 décembre 2016

De Facto

1 - Les mécanismes sont. Tu es. Vous faites partie du même environnement. Ça existe ensemble de façon indissociable. Ce qui ne veut pas dire inévitable : on peut prendre conscience de cet état et tenter de l'amender.

Repérer les mécanismes, les voir est aussi une bonne façon de pouvoir s'en dissocier. En même temps c'est un poste d'observation à hautes tensions.


2 - Comprendre implique savoir, consciemment ET inconsciemment. Cette compréhension et le fait qu'elle se bâtisse en continu implique bien entendu que tu sois et acteur et théâtre.

La compréhension ne sert peut-être à rien : tu comprends mais comme tout change, si tu es vraiment là tu ne te sers plus de l'acquis. Ce qui est engrammé se délite, se défait, les distorsions explosent et tu obtiens l'essentiel, le vrai contact

3 - L'inconnu n'est pas ce que tu ne connais pas, c'est juste ce que tu n'as pas encore compris tout en étant en mesure de l'envisager. Ce que je veux dire c'est que tu sais qu'il y a des choses que tu ne connais pas. Tu les vois. Mais, les voyant, tu sais que tu es en mesure de pouvoir les comprendre.

Ce qui est inconnu est ce qui est inconnu : c'est ouvrir, be open, c'est sans attente, quand tu peut-être sans aucunes attentes vis à vis de quoi que ce soit et que tu prends ce qui vient à toi, tu peux t'attendre à 1000 surprises ou peu être rien : tu ne sais pas, tu est chasseur, guetteur, tu es attentif à ce qui va se produire en tout et là : tu ne sais toujours rien. C'est à ce moment-là que quelque chose d'important peut se produire. et peu importe si c'est bien ou mal. Il ne s'agit pas de se faire mal ou d'être dans la douleur, volontairement, ni même d'accepter d'être malmené. C'est à partir du moment ou tu peux accorder ton attention aussi à la souffrance, si elle est là, que les cadeaux d'une ultime beauté, parfois très simples peuvent arriver jusqu'à toi.

4 - L'inconnu est très différent de la vraie surprise: l'inattendu. La rencontre avec ce qui est sur le moment inconnaissable.

L'inconnu et l’inattendu flirtent quelque peu pourtant. Les jeux de paroles et de textes n'ont presque plus de sens non plus. L'accès réel est multiple et si tu en as déjà exploré quelques uns des plus merveilleux, le plus important est que tu ne sais pas ce qui peut advenir. C'est l'attention qui va te mener vers. Parfois vers rien du tout et cela tu ne peux pas le savoir à l'avance, parce que tu ne sais rien de ce qui peut se produire. Malgré l'analyse des prospectives. Bien qu'on puisse frôler et arriver à des concepts plus ou moins attendus et possibles. Quand tu ne t'attends à rien : tout peut vraiment s'ouvrir au maximum des possibilités. Lesquelles arriveront : tu ne sais jamais. Ce n'est pas exactement une question de volonté. Car la volonté serait comme reliée à la tentation du contrôle et le fait de faire des efforts pour arriver à ce qu'on veut. Néanmoins, les efforts restent nécessaires.

5 - Pour moi, un happening, c'est l'expression de la réalisation du moment où l'inconnaissable devient compréhensible. C'est l'expression d'un instantané personnel, intime, et, étymologiquement, transcendantal.

OUI. Pour, seulement ce que j'en connais aujourd'hui. Demain qui sait ?

6 - Cet instant n'est pas une singularité qui commence par se nourrir d'elle même puis du reste de la causalité. Cet instant est le fondement d'une remise en question personnelle et fondamentale.

Pas nécessairement, je crois. En même temps si tu ne cherches pas et ne te mets pas dans la capacité d'accueil à ce qui arrive à toi... Les causes ne s'effacent pas. Parfois la remise en question personnelle et fondamentale n'est même pas nécessaire : nous ne le choisissons pas. Mais si tu ne provoque pas, tu ne risques rien, à aucuns niveaux. Et si tu ne peux pas risquer, le voir. C'est pourquoi nous devons nous réjouir de toutes nos erreurs, de toutes nos relations manquées, de cet ami perdu : car tout est là pour nous. Merci pour cette séparation, merci d'être séparé de quelqu'un qu'on a profondément aimé.

7 - Je suis intimement convaincu que certaines expériences ne peuvent être partagées (et partant intégrées) que par ceux qui les ont vécues. On peut tenter de faire sentir, de faire ressentir, d'approcher, mais ça reste loin de la réalité personnelle. Pour ne pas dire fondamentalement différent.
Ça peut te fournir un cadre qui te permet de faire passer certaines expériences de la surprise à au connaissable, mais sans aucune garantie. En d'autres mots : à la limite, on ne peut partager significativement que sur la base d'une expérience commune. Faute de, on ne peut que partager ses peurs.

Même si tu as partagé un moment en commun il ne peut être le même, à moins d'être complètement branché sur la même prise. Dans la présence tu t’abandonnes exactement à ce qui peut advenir. De façon collective beaucoup sont tentés de se raccrocher ensemble sur ce qui peut être violent, faire violence et encore plus sur les peurs multiples et là colère : ensemble ou seul la peur si elle doit être éprouvée peut amener à ce que tu sois ensuite dans cet état de présence en toi même et aussi collectivement, parce que tout est collectif. De facto.

Collage, participation fortuite d'Albain de Saint-Martin

samedi 17 décembre 2016

OUI !

- Qu'est-ce que tu fous ?
- Je regarde le mur
- Viens on sort
- Nan
- Putain mais viens ! Viens on sort.
- Faire quoi ?
- Ce que tu veux
- Je lis
- Tu lis quoi ?
- Critique de la raison pure
- Tu déconnes ! T'en es où ?
- Première phrase
- Ah la vache, allez, viens on sort, ça te fera du bien
- Du bien ?
- Oui
- Faire quoi ?
- Manger
- Je préfère..
- Oui, on sait : baiser. Mais ça fait déjà trois jours qu'on est au plumard.
- Faut bien ça...
- Tout à fait d'accord mais là : pause.
- Non, j'ai les boules
- Ah bon ? Non mais arrête allez, tu viens et ouste on y go, j't'emmène et j'ta demande pas ton avis : descend de la Mezza tout de suite sinon je monte
- Montes, mais tu risques de pas redescendre
- Ah oui c'est vrai. Bon dis-moi pourquoi t'as les boules ?
- Kateb Yacine est mort
- Putain mais merde ça fait au moins 7 ans !
- Oui mais je viens de l'apprendre
- Tu crois pas que tu devrais aller voir un psy ?
- Y sont tous tarés
- Mais arrête un peu tu sais bien que tu pourrais vraiment en trouver un un plus taré qu'un autre, qui te comprendrais.

 Dieu du ciel : elle rit ! Descends !

- Allez, mets ton petit foulard, tu seras bien
- T'es sûr ?
- Mais oui !
-Vraiment bien ?
- Je commence à en avoir marre de tes petits tailleurs à la con

- Tu fais quoi ?
- Je mets de la musique en t'attendant
- Quoi ?
- Comelade
- Oh il me fait chier celui-là
- Tu nous diras c'qui t'fais pas chier hein ? Quand tu veux !

- Là : ça va ?
- Tu es super avec ton chapeau, et le foulard qu'un mec génial t'a offert te sied à palir : seulement putain de merde : mets autre chose : sinon on va se faire remarquer.
- On fait quoi ?
- Je sais pas : on choisit sur la route
- OK
- T'as les clefs ?
- Non perdues
- T'as de la chance : j'ai retrouvé les miennes
- Les miennes tu veux dire. Je mets du rouge à lèvres ?
- OUI !

A cause de tes yeux

- Qu'est-ce que t'as à être toute blanche ! Mais entre ! Tu réponds pas ? Mais pas parole mais tu tiens plus debout ! Attends, viens, je ferme la porte. Je t'emmène sur la Mezzanine ? Douche ? Tiens, tiens attends, bouge pas attends j'arrive. Mais tu tiens plus ! Bordel mais ou est-ce que sont les serviettes ? Dans la machine ! Attends attends, voilà. Viens montes, je te tiens. Putain de Dieu qu'est-ce qui s'est passé ?! Tu pleures ? Attends, mets ton bras là, vas-z'y, tiens, ça va la température ? C'est trop chaud ? Tu peux pas parler, hein ? Attends attends, viens viens descends, reste dans mes bras, pose tes pieds sur les miens, je t'emmène sur La Mezz, accroche-toi un peu quand-même, merde tes cheveux sont mouillés, ça coule partout. Viens, là, allez, je suis là, montes doucement, attends attends, je te mets un deuxième oreiller, tu le veux où ? Sur ton ventre, ok. Viens, attends, je rentre dans le lit, pose ta tête là, voilà, sur mon épaule, mets tes jambes là, viens, allez, on bouge plus, hein ? Tu vas dormir un peu, tu veux du thé ? Regarde-moi : nom de dieu mais qu'est-ce qui s'est passé ? Pleure pas, pleure pas. Pleure, si pleure, pleure tout. Allez, c'est fini, respire, je vais te faire un thé, un thé brûlant, hein ? Ton doudou va te faire du thé, regarde-moi ! Regarde ! Hey, tu t'évanouis ! Ouvre les yeux ! Voilà, respire, tiens fais comme-moi, ah y'est, attends je vais te ramener un truc, merde merde, y'a plus rien, du miel ? Attends je te fais un thé blindé de miel qui tue. Ferme un peu les yeux, respire, reste allongée, je reviens dans 3 minutes ok ? Tu m'attends hein ? Attends-moi,, je speede. Attends je vais te sécher les cheveux, tu veux pas ? Tu veux  ? Tu veux un pull ? Qu'est-ce que je te ramène ? Attends, Tu m'entends ? Je suis devant le frigo ! Reste éveillée ! J'arrive ! Non de dieu, je sais plus ou j'habite. Chez toi ? Attends, voilà tu vas voir, là, je pose le thé. Attends je monte. Viens, redresse toi-un peu, merde, j'ai pas pris la petite cuillère, attends attends moi. Hop, c'est bon, tiens, voilà, tiens, c'est bien chaud, c'est bon ? Tiens regarde, je t'ai acheté un foulard, tiens, tu te veux que je te l'mette. Ok, soulève-toi, non tiens roule, roule un peu, t'as vu ? Voilà, il est pour toi, il est bien ? T'es bien ? M'écoutes pas, m’écoutes pas, viens dans mes bras, voilà. Toute nue avec un foulard rouge et des roses oranges, t'es super. Tu sais que j't'adore, hein ? Tu le sais ou pas ? Comment ça non ? N'importe quoi ! Viens, viens. Serre toi contre moi, dis, rien, tu réponds plus ? Tu peux rien dire ? Qu'est-ce qui s'est passé alors ! Pleure, pleure, putain de merde, je comprends rien. Tu dis rien, reste contre moi, on parle plus tard, hein ? Ou on parle pas, hein ? On fera tout ce que tu veux, ok ? Tu me diras, hein ? Allez voir Casque d'Or ? Tu l'as jamais vu ? Je t'envie ! Non, non pardon, merde je dis plus rien, viens on dors un peu, on sera tranquille, il fera bientôt nuit, hein, serre toi contre ton doudou. Je suis pas un super doudou ? Pourquoi je suis avec toi ?