lundi 9 juillet 2012

Pinocchio Livre I Chapitre XI Et pour aller au ciel, Pleurer

Devant les résistances de notre Pantin à ne vouloir mourir sans rien dire, Trouillamine de s'émouvoir, de revenir sur sa décision et de finalement le cœur s'ouvrir à la vision de Pinocchio. 

Pleurer la poussière d'étoile, pas pour lui, non merci, mais finalement son Nez le chatouillait et contacté par cela :
- Je vous ordonne de vous taire,  Pinochio ! Il Pleurait presque Trouillamine devant ce qui l'enveloppais comme à l'âge des langes et de l'innocence. Pinocchio larmoyait épouvantablement pour un Trouillamine insensible et cœur sec face à de tels épanchements qui se retenait autant que faire se puisse.

Il n'est communément pas admis que les Vrais et Grands Hommes pleurent pour de bon, grand bien fasse à ceux-ci et leurs garçons d'avoir pour père, un Père capable de pleurer : Rivières dans les yeux, Nouvelle fraîcheur. Et vous, j'avoue je vous en voudrait de ne pas encore connaître cela.

Après moi pleurez, je vous en prie, si quoi ou qu'est-ce vous appelle à cela : 
Répondez Oui !
Comme vous le voulez...
Êtes-vous prêt ?
Un, deux, trois, Pleurez !
Oui, je vous l'assure, voyez par vous même - excusez cette interférence - quels sont les branchements sur lesquels vous vous mesurez ? A l'aune de quelle surprise accepteriez-vous vous suivre vous même où vous auriez envie d'aller pleurer ?

Plus de silence écrasant car Trouillamine ne menaçait plus personne, et une fête improvisée régala notre troupe de marionnettes, et Pinocchio de fêter la vie avec ses nouveaux amis.

Et pour aller au ciel, 
Faites escale, 
En toute liberté, 
Vous entendre,
Oui ?
Pleurer,
Dans ce monde,
Sans attente.
Comme Monsieur Trouillamine bouleversé prit ses dispositions pour aider Pinocchio que l'histoire avait étonné par les liens qui unissaient père et fils et que grâce à cela son cœur de pierre avait éclaté.

Comme Cinq pièces d'or filèrent par les airs dans les mains de Pinocchio par le don de Trouillamine.

Comme Filous passaient par là, Pinocchio de converser lentement mais sûrement jusqu'à se faire plumer comme une oie.

Comme si, de cette soudaine fortune richesse puisse germer des œufs de Pâques en sus.

Comme Maîtres Renard et Chat au summum de leur Filouterie et fort obséquieux se dévoilèrent Bandits Masqués dès que Pinocchio eût évoqué l'Or en sa possession.

Comme Merle Blanc passait par là, Ambassadeur d'un message porté à la conscience de Pinocchio se vautra dans la gueule du Chat.

Comme Chat fit mordre poussière au Merle plus vert que blanc maintenant afin de cajoler Pinocchio de mièvreries comme voulions emplumer notre poussin du mois d'août.

Comme Geppetto, prompt à la colère les eût attaqués violement s'il était passé par là.

Comme Railleurs et Rois de la Feinte enjôlèrent Pinocchio lui faisant prendre pour encas des lanternes magiques à gober, toujours aux œufs, et que benoîtement les compères, ne firent voir que du bleu à notre planté comme une asperge, l'esbroufée alors icône de ravissement.

Comme Pinocchio de voir le doigt plutôt que la lune.

Comme nos Fieffés filous firent semer en tête pièces d'or telles graines de pois de senteur jetées amoureusement pour cueillir depuis cette avidité la fortune de Pinocchio.

Comme Pinocchio imaginait arbre d'or et déjà, flaque d'eau dans la tête, il tailla la route avec ceux-là.

Pinocchio Livre I Chapitre X Monsieur Trouillamine

Pinocchio, en avant toute pour regarder le spectacle se trouva fort dépourvu quand Monsieur Trouillamine mal venu fût face à lui, tout à sa hargne de ne pouvoir posséder Pinocchio contrairement  aux autres marionnettes qui faisaient le spectacle, le contrôle de leurs fils : oui, vous le savez, les fils  de marionnettes qui nous entourent et nous relient les uns aux autres, connexions réellement libres  si nous n'attendons rien : nous ne voyons ces fils encore que par les sens,  ressentez-vous cela ? L'infini des perceptions ? Invitation ! Ayez peur, pourquoi pas ? Mais venez avec moi :

Trouillamine fût fort peu dépourvu quand il vit que Pinocchio dérangeait son spectacle : en vérité c'est lui qui montrait les marionnettes et celles-ci reconnurent en Pinocchio un peu d'elles mêmes et le portèrent à bout de bras, et de fait, les voilà qui transformaient le spectacle, et les clients de se plaindre à haute voix car le spectacle était en cours de représentation.

Monsieur Trouillamine trop heureux de pouvoir mettre à néant un ennemi de cette nature qui menaçait soit disant son spectacle mais surtout ses résistances et son empêchement à bien vouloir se rendre lui même disponible pour l'écoute de ces marionnettes et bien sûr de lui-même. Refus de se laisser influencer par peur de se perdre, de coordonner sa vie avec puissance de contrôle des représentations. Les siennes aussi.

Et de vouloir jeter Pinocchio au feu pour activer le foyer sous sa pitance pour se débarrasser définitivement de cet intrus qui lui révolutionnait son quotidien bien rangé. Pas de coup de tonnerre pour moi se disait Trouillamine face aux émotions. 

Salutations !

Pinocchio Livre I, Chapitre IX Pied de Nez

Pinocchio devant Dieu à Geppetto : « Je te jure de ne blesser personne et de faire mon devoir aussi vrai que je puisse te le faire croire ». Et d'y croire, lui aussi mais très brièvement : Et vous ? Croyez-vous au devoir ?

Comme neige au soleil, les serments de Pinocchio, envolés dans le bleu du ciel fondirent tout aussitôt que dehors, une musique l'entraîna loin de ces investigations de départ pour s'élever à l'école et compter, chiffrer le quantum des possibilités : trop loin pour notre pantin qui ne pouvait voir  encore  suffisamment  pour comprendre comment semer l'avenir dans le présent car enfin personne ne le lui avait donné exemple en ce qui pourrait l'empêcher de naviguer aisément dans cette ville. Pas de boussole pour Pinocchio.

Il entendait la mer, et derrière les odeurs d'humus, les effluves salées entraient en lui et l'emmenèrent vers le son d'une musique pour laquelle ses petites jambes de bois s'emballaient en une poussée qui l'envoya droit à l'opposé de l'école et en courant, où il était sensé apprendre et restituer en quelque sorte l'investissement de Geppetto sur son fils : devant une cabane en bois devant laquelle foule, dans l'attente de quelque magie qui ouvre les cœurs, les comportements et la créativité...

Mais Pinocchio hanté par la musique se dirigea donc droit vers un théâtre de marionnettes  abrité dans cette cabane pour lequel il échangea les mystères de son livre d'Alphabet contre 3 piécettes afin d'assister au spectacle en un Pied de Nez monumental et inconscient à Geppetto.

dimanche 8 juillet 2012

Pinocchio Livre I Chapitre VIII Mine de Tout

Sans pieds pour pouvoir se déplacer Pinocchio, une fois qu'il mangé le pain noir, demanda à Geppetto de bien vouloir les lui remplacer. Geppeto le gronda quelque peu pour lui faire comprendre qu'il ne devait pas s'enfuir et le laissa un peu réfléchir à ce qui s'était produit le jour précédent, puis, devant ce petit qui ne pouvait plus marcher, Geppetto se laissa attendrir et se mit illico à sculpter de nouveaux pieds pour son fils en bois.

Pinocchio, loin d'écouter son Papito, au lieu de fermer les yeux et de s'endormir, se laissa choir et entrouvrit les yeux pour laisser filtrer l'image de son père, et de l'observer en attendant.

Et Alors ? 
Où notre Pinocchio voulût encore plus et promesse de bois, mine de tout, changea de regard pour annoncer des cracs à Geppetto, mais à vous-même, presque pas.

Où notre Pinocchio demanda un Alphabet pour commencer l'école à tout prix et quelques vêtements pour chanter au vent.

Où Pinocchio, comme petit de voir sur ce visage de papa s'afficher la misère avec ce qu'elle a de serré à l'intérieur du corps et ne ment pas.

Où Pinocchio triste à mourir en émut les cailloux qui de surcroit, pleurèrent avec lui, jusqu'à faire pâlir la lune. Et jour de lune vous reconnaîtrez au souvenir de quelque nostalgie qui vous assaillirait, et de la marcher au bord de la mer, dans le vent, je vous vois malgré moi, tremblement de vent et ouragan.

Où,  fi du corps, Geppetto, pour ne pas perdre la face et voir son Pinocchio heureux, voulu tromper à son tour la justesse de sa perception et l'invita à accueillir le don de l'Alphabet en échange de quelque veste cédée pour apporter tendresse à son Pantin de fils qui l'attendit en attendant longtemps que prière de pantin fusse exaucée : être habillé, ce que nul ne peut s'interdire afin de faire double peau avec soi même comme on l'entend, même enfant.

Où Geppetto, prit d'une soudaine frénésie, à cœur joie devant cette presque inventivité reçue de nulle  part habilla Pinocchio comme cela :

Plumes de chouette pour recouvrir le dos, vieux sac en laine devant, bourrache s'il vous plaît autour du cou, calmerait peut être la toux par ce bain de couleur et infiltrerait de la joie dans ce pantin là pour qu'il ne reste pas si tard sans espoir devant cette froide vie dans l'hiver, et ne devinsse alors et surtout, pas un rien du tout mais un brave petit Pantin, nom de d'là, j'en veux, j'en voit, v'la l'meilleur pour Toi ! admonestait t-il, Geppetto donc, à qui de droit : devant l'éternel, Nom de Dieu ! Mais lequel entendra ?! Quel Dieu, Donc ?

Où Pinocchio oublia tout devant cette tenue de rêve, pantalon de feuilles et merveilles de bois, fleurs et chaudron sur la tête en guise de bonnet de laine.

Où Geppetto, par delà la misère en sommeil, espoir multiplié par la joie décuplée qui se fit en lui et qui transfusée en notre pantin, et qui de joie, explosa, car la soupe du présent en était là. En était exactement là. Et se serra dans ses bras. Ceux de Geppetto.

Voyez-vous là, je vous contacte souhaitant pactiser avec vous pour la nouveauté, oserais-je alors laisser aussi tout ces truques qui me tremblent. Cet état si intense.

A travers le regard, cela se met en œuvre, les fils, je veux dire, les fils se réparent, par votre regard. Oui.

Pinocchio - Livre I Chapitre VI Murmures Et Vent


Un vent turbulent mêlé au froid violent de l'hiver claquait et secouait toute la maison, de manière à ce que Pinocchio, plongé dans ses pensées dût alors ressentir soudainement en quoi le feu du vent pouvait influencer l'air, un quelque chose d'entier, une force singulière, appréciable, presque endiablée, inimaginable pour un pantin pas même conscient de la brise et déjà apeuré par les sons produits dans cet étrange évènement. Contre toute attente, cela devint finalement une aide et il s'écria comme un éclair, plein d'allégresse :

- Goûter le vent ! Rien de me sied autant s'emballait Pinocchio comme la faim l'assaillait. Et le voici de passer la  porte, et se mettre face au vent, et de tenir debout, et de faire fi de tout, foutre dieu que cela était bon de sentir chacune de ses cellules vibrer à l'unisson, un champ d'amour spécial et stupéfiant par une nuit noire ou pas un seul chat qui n'eusse voulu se faire porte voix de la tempête ni n'eusse même osé s'aventurer dehors. En réponse à l'appel de la vitesse des vents qui s'armaient pour entrer à l'horizontale à l'intérieur de Pinocchio, explosion intime de méchants tumultes, parfois extraordinaires, rafraîchissants, et de toutes les façons, comme un coup de tonnerre,  il avait maintenant l'âme à l'envers embarqué en un climat de braise, tendre et glacée, sous influence, juste après ce tremblement de vent :

Le néant devant lui, pas âme qui soit en ce froid, et voici Pinocchio de se mettre à tirer les larmes du premier voisin venu, pas par contagion amicale ni compassion pour le vent en ce ventre mais parce qu'il fermait les yeux quand Pinocchio, prit de folie car affamé lorsqu'il se mit à tirer sur les cloches de l'entrée et ainsi, le réveilla.

Le voisin :
- Cela ne va pas ! ???
- Non ! répondit Pinocchio, j'ai bien faim.
- Attends donc, approche un peu ton Borsalino et ne bouge pas.
Pinocchio attendit sagement, Tête au Vent. En plus de se casser Le Nez à la porte du voisin, Pinocchio ne reçu pas mieux qu'un seau d'eau sur la tête et trempé à l'ordinaire soit, ventre creux et ayant les crocs comme jamais, il retourna, maître d'équipage d'un navire sans fond, à la maison.

Bien qu'accueilli à bras fermé, frissonnant, le cœur tourmenté et la mine défaite, ne voulu point montrer de quel bois il se chauffait, se réserva et rentré à la maison comme il l'était précédemment, s'assit alors devant le feu, posa ses pieds sur les planches devant la cheminée, tandis que ceux-ci s'enflammaient pendant son sommeil pour roussir longuement et lentement jusqu'à l'aube sans que Pinocchio n'ouvrit un oeil.

Un peu plus tard :
- Toc, toc, toc...
Pinocchio, le flamboiement ardent du palpitant désormais en éveil mais les jambes presque fauchées d'un feu qui avait hurlé à la lune toute la nuit et mangé ses pieds de bois, résigné à ouvrir les yeux, s'échauffa :
- Qui va là ?
- Geppetto, mon petit. Comment vas-tu ? dit t-il en entrant.
 Et Pinocchio, irrésistiblement étincelant d'une nouvelle flamme, en désignant les merveilles de sa nuit mouvementée par l'orage :
- Cela dépend du Vent, murmura t-il, calmé.

Pinocchio - Livre I Chapitre V Nez en l'air


Où Pinocchio, Nez en l'air à peine sorti de l'œuf et fort de trouver un repas,  fût frappé des tourments de la faim qui lui remontait le long de l'échine pour se perdre à mi-chemin dans l'estomac. Cet estomac le tirait encore jusqu'aux talons, l'amenant à chercher ce qu'il pourrait avaler et de marcher rapidement en tous sens pour se jeter sur la moindre miette. Cette idée de faim redescendit enfin al dente jusqu'aux pieds, et notre pantin enfin en tête à tête avec les poubelles, c'est à dire Pinocchio, comme les loups lorsqu'ils sont tenaillés par une faim longue comme un jour sans rien, sur la touche, sentit le vent effleurer son âme, pour la première fois. Le grillon lui revint à l'esprit et tombé des nues , notre petit pantin tout à sa question surprit un œuf providentiel qui se tenait au sol, limité de ne pouvoir encore éclore depuis cette maison de naissance. Et qui, d'imaginer cet œuf en mouillette, soit alors comme omelette, ou bien peut-être poché ?

Sans attendre Pinocchio fit chauffer la marmite, bien grande pour ce bel œuf qu'il voulut alors se faire sur le plat, un œuf qui ne l'entendait pas de cette oreille, aussi choisit-il de sauver sa vie et éclot avec éclat immédiatement après que Pinocchio lui eût cassé la coquille pour le manger.

Qui de l'œuf ou de Pinocchio fût le plus heureux, une question que personne ne se posa alors que le petit poussin apte à vivre sa vie en toute indépendance s'envola sous le ciel de tristesse qui assombrit notre Pinocchio, apprenti fort peu paramétré pour voir plus loin que le bout de son Nez.

Pinocchio - Livre I Chapitre IV Les Papillons Sont En Vacances


 Pinocchio battait au champs alors que Geppetto croupissait toujours en prison. Lequel Pinocchio dans sa hâte de se retrouver seul, sautait de mare en ru, et s'engageait pour retourner chez Geppetto. Il bravait le territoire des lièvres, de petits animaux vivants dans les bois et les prés, se frottait dans les arbustes, ramassait des épines noires dans les bosquets et se trouvait tout écorché. Son but était de retourner chez lui, passer la porte et de s'allonger mais lorsqu'il franchit le seuil, et se crût enfin à l'abri, voici ce qui arriva :

Cela faisait une vie qu'un grillon implanté dans la maison, parlant depuis sa chaire, lui admonesta une tirade, une envolée de mitraille dans les présages :
- Mon pauvre, si tu savais, heureusement que je ne suis pas comme toi, moi, je respecte tout le monde et de plus, si je n'étais pas là tu serais mort, et tu n'aurais plus rien sans moi : écoutes bien ce que je te dis. Ne prétends pas tourner les talons sans se soucier de tes auteurs, j'entends par là même ceux qui t'ont donné la vie, cette vie qui est la tienne sinon, le malheur s'attachera à toi.
- Ne sais-tu pas que les papillons sont en vacances répliqua Pinocchio et que je veux aller en ce pays, car que faire à l'école, apprendre, étudier, travailler, ce n'est pas de mon rang, je préfère aller à la diable ! 
- Alors arrange toi, trouves une méthode avant de partir sinon tu finiras à la manquesse car si tu es à pied, tu resteras sur le sable même s'il n'y en a pas et tu regarderas les collines en enviant les oiseaux d'avoir un nid. En revanche, si d'arrache-pied tu travailles loyalement,  et bien, tu t'assureras d'être marqué par la lire, et ce ne seras pas rien.
- Grillon de malheur ! Vas-tu te taire ! s'emporta Pinocchio en attrapant le premier outil qui lui tomba sous la main et le lançant violemment vers le grillon. Il percuta malgré lui le pauvre grillon qui maillet en tête succomba malheureusement, prêt ou pas, pour être accueilli au sommet comme un ange du seigneur.

Pinocchio - Livre I Chapitre III Plume Gogo


 Dans cette maison, le plus beau était à l'intérieur de Geppetto. Rien n'était vraiment réel dans le décor  flou et pourtant, c'est ce quotidien qui lui avalait la vie, faite de peu de choses en vérité. Geppetto tout juste entré, observa les outils dont il disposait pour exécuter ce qu'il avait en tête. Le travail du bois, il le connaissait mais devant cette pièce de bois là, si particulière, il était pris par un désir violent et son cœur ressentait une intensité, quelque chose de bien connu, cela l'emportait tout à fait et il ne savait plus comment happer le miracle, extraire l'éclat des étoiles et les planter dans vos yeux, créer ce pantin, que cela vous transforme aussi, les amis.

Avant la taille, il exultait. Cela signifiait qu'une nouvelle fois cela allait le traverser, le prendre et il savait qu'il fallait profiter de cela vite, et sans attendre car bientôt cela s'éloignerait tout à fait, tout à coup et sans prévenir, et alors il s'agirait de patienter à nouveau pour que ce feu brûle en lui, jusqu'à ce que plus haut les éléments s'accordent pour lui donner cette lueur, ce royaume, jadis atteint plusieurs fois, et vous inviter à la félicité, vous emmener en lune de miel dans cette histoire, vous coucher sur un lit de roses, venez-voir cœur léger et dans l'insouciance, ce que mon pantin deviendra : devant, tout droit, allons de l'avant !

Devant le feu, il décida d'appeler le pantin, Pinocchio, dans l'idée que sa connaissance des ascendants d'une famille pauvre, nommée Pinocchi, avait permis à tous de pouvoir se nourrir, et de vivre simplement, sans aller de travers.

Une fois la tête sculptée, Geppetto fût pris d'un hoquet de surprise. Les yeux roulaient de tous côtés. Geppetto interloqué, se demanda s'il avait fait coup double en une seule tête, se mit au garde à vous, peu fier de la peur qui s'infiltrait dans ses veines, se dit qu'il entendait des voix, accorda ses gestes afin donner une forme au nez de Pinocchio, mais celui-ci s'étendit de plus de dix pouces et Geppetto se crût plumé, PAUVRE GOGO, tandis que le nez insolent le bravait, se moquait en grandissant et en devenant long comme une épée. Fâché par cette soudaine remise en question, il cria, interrompit le travail, et explosa de fureur, emporté par ses nerfs et pourtant sa volonté de fer ne l'empêchait pas de saisir cette tête et de tenter l'impossible en faisant une bouche. Elle se riait de lui, et lui, déçu, larmoyant, essuya cet échec en créant le reste du corps, les jambes, et vlan, Pinochio lui lançait alors un coup de pied sur le nez. Geppetto, tout à trac, le fit marcher, lui tenant la main, un pied devant l'autre comme un gentil petit fiston, qui devint de plus en plus sûr de sa marche, avança gentiment vers la porte, et s'engouffra vers la rue qu'il traversa en courant, s'éloignant à bride abattue, loin de chez lui.

Geppetto de le suivre et de courir derrière lui, clopinant mais Pinocchio en cavale, cavalait justement comme un fou, sautant et bondissant, tel un animal en fuite heureux de retrouver la liberté, se faufilant comme une anguille au milieu des passants qui riaient comme de bons bougres d'un spectacle effarant : un pantin de bois qui faisait faux bond à notre Papito.

Un carabinier qui était là, réussi à l'arrêter en saisissant son nez qui dépassait tellement, qu'il en fût stoppé net. Geppetto à bout de souffle caressait l'idée de lui tirer les oreilles pour le punir mais quand il arriva et voulu lui donner la correction prévue, point d'oreille pour le châtier, il les avaient oubliées  pendant la taille. Le pris donc par le cou mais sous les menaces de représailles et promesses de châtiment, Pinocchio se laissa tomber comme un mouchoir et refusa de faire un pas de plus.

La petite foule réunie autour d'eux se pressait de commentaires sur Geppetto, le traitant de père fouettard et invectivant de leurs propos salement accusateurs,  comme les déballonnés de service et fier à bras de surcroît spécifiquement ils ne risquaient rien. Le carabinier s'illusionnant pris pour argent comptant les paroles de ceux-là qu'aucune mauvaise parole ne gênaient, si bien qu'à la fin le carabinier empoigna Geppetto par le col et l'emmena pour le jeter en prison, tandis que Pinocchio, enfin libre de tout, peut être, c'est ce que nous verrons ensuite car pour l'instant Geppetto pleurait comme une madeleine, se maudissant lui- même, se malmenant de désespoir, son fils ayant été élevé ainsi et conçu en toute désolation.

Pinocchio - Livre I Chapitre II Comme six ronds de flan


 Toc, toc, toc !
- Oui ? Entrez-donc...
Geppetto, salua le grand menuisier qu'il trouva à plat, éclaté, mendiant dans la poussière une bénédiction pour cette infortune qui le faisait trembler comme un petit bébé par peur de comprendre ou refus d'admettre que l'esprit du bois figurait son âme.
- Je vous donne bien le bonjour ! Mais que faites-vous à terre ? demanda Geppetto comme six ronds de flan.
Pour toute réponse La Cerise le balada, et se justifia :
- J'enseigne aux fourmis, vous ne pouvez-pas le comprendre... Nous comptons.
Un, deux, trois, chantait-il, mal assuré en feignant la confiance.
Geppetto abasourdi, accepta la bricole et lui dit ensuite alors que La Cerise se remettait sur pied :
- Pour cette visite, je viens vous instruire de cette idée qui me vient depuis ce matin. Je me suis réveillé le goût pour créer un pantin de bois qui amusera le temps à tous les passants, libres à eux pour cela d'allonger comptant, car on ne vit pas d'air, je pourrai ensuite bien me sustenter. Pensez-vous La Cerise qu'il y aura méprise ?

- Excellent pour toi Polenta ! affirma la voix.
Geppetto tomba en un coup de colère sur La Cerise, l'incendiant de haine pour cette infamie :
- Comment osez-vous abîmer mon nom !
- Ce n'est pas moi !
- Menteur !
- Attends voir que je te marronne la carcasse !
- Ne me monte pas de couleurs !

Il est vrai toutefois que ce vieux père là, tout à ses tracas ressemblait trop bien sur ses hauts plateaux à un gars tout droit, planté de vermicelles jaunes sur le sommet de la tête, ce qui faisait tout haut rire les marmots et les garnements toujours trop contents qui criaient chaque fois : "voilà Polenta" ! Geppetto se mettait dans un état de nerfs volcanique et menaçait alors les mers et les cieux.

La Cerise entra dans la danse de cette agression, et qui de se taper, se cogner, se griffer. Advienne que pourra, puis de haut en bas, s'esquinter férocement tels l'un contre l'autre et puis pour finir à force de se meurtrir, en vinrent à s'entendre pour proclamer la paix, voilà tout l'effet.

Alors aussitôt, pauvre Geppetto, prit une raclée après que La Cerise voulant lui donner le morceau de bois qui le beau filou se laissa glisser de ses mains pour flanquer les foies et frapper comme cela les jambes de Geppetto ce qui envenima à nouveau tout état de droits dans la relation.

Les deux bons compères, s'étant étripés, firent enfin voler la colombe car ami ami pour solde de tout compte et de surenchérir pour se garantir amitié à vie, en deux bons gentils.

- Prends donc celui-là, dit La Cerise pour le lui remettre en main en balançant doucement ce morceau de bois que Geppetto convertit en une chose à soi.
- Je te remercie bien.
Et Geppetto clopin clopa jusqu'à son bon chez soi et contre son torse serra l'inconstant pour le maintenir dans une amitié qui ne fit que commencer comme cela.

Fût-Il Aux Cent Coups


Librement adapté du conte de Carlo Collodi.

Il était une fois, une marchande de froid qui ne saluait pas les rois. Il était pourquoi depuis cet état, l'invisible froid, lancé à tout va, qui surprit la foi, du marchand de bois se contera comme cela : Le père La Cerise, nez de ROUGE myrtille lorsqu'il vit jaillir, ce morceau de bois, qui le mit en joie, afin de créer, cet objet heureux, avec sa hache, en levant le bras, entendit le vent lui souffler par là qu'il faisait si froid, qu'il en entendait une petite voix, par ici et là.

Affûté de peurs, Monsieur Monseigneur, tout de bien soudain, effleura ses mains, se tira les cheveux, tourna d'un seul tour, regardant dedans et d'un oeil d'autour : qui peut-être là ? Tirelirela, retourna tout droit à son bout de bois et lui écrasa un coup de bambou après nulle voix n'avoir entendu, point ni même crût, cette voix, ici même en son toit.

Ce coup développa à grand cri et dam, cette petite voix, qui voulût par là, stopper cette attaque : Monsieur La Cerise tout à sa surprise tomba la mâchoire sur ses grands genoux, langue et yeux claquant sous les soubresauts d'une si grande surprise : fût-il aux cent coups, regardant de près et plutôt beaucoup ce si surprenant petit bout de bois qui lui inspira un soulèvement, une volée de coups pour tordre le cou à ses présomptions. 

 Sous les coups la voix, cria à son tour pour arrêter cela et le menuisier avala de suite, le chant du silence afin de se fendre d'avoir la foi et de claquer encore et puis d'affiner ce bois chatouillé, ce qui le conduisit à être dans l'noir, nez bleu à faire peur, tellement vraiment, il en était blanc.

samedi 7 juillet 2012

LEs Voltutes


Qu'on laissera tomber Charles
Alors c'est peut être à cause des meubles Charles X

Pour un Vrai Regard De l'Un vers l'Autre
Quant Les Yeux sont Déjà Autour de Soi

C'est Ouvrir LEs frontières
Car il est sûr que recevoir et prendre Ceci ou Cela

Malgré Tout
IL vaudrait mieux être Fou à Deux


Dès lors que Chaises détenues soient enfin délaissées
Qui pourra pourtant Dire Oui


De l'architexture du corps
Amalgamés aux desarrois des quelques raisons


Car tous Les lieux du Corps sont profondément
Afin d'éviter de S'aimer follement

Et Chacun de se maudire l'un l'autre
Quelques Fois

Il y a des trucs qui s'baladent
Entre Soi et L'autre


Ce que chacun voulait prendre
Où même de donner

La Chaleur de son corps
Belle alors empêchée de prendre pour elle

Point de prise pour gouter la belle
Ainsi, l'épanchement s'avéra délicat

Sans que l'un ou l'autre ne comprenne
Qui s'était mise entre eux deux


Une Chaise Louis  15
Entre Elle et Lui

De laquelle il vit
Regarda enfin la belle

De Son grand désir
Tout au plus pouvait-il toucher son épaule blanche

Car elle semblait réelle
Et lui ne comprit pas

Comme décrochée de son corps
Elle resta

 tira par une main
 Il tenta de l'attirer à lui dans les voltutes drapé de soie sur son corps blanc et voulu l'embrasser et la





Who Are You ?


Laisse Las, Impair Et Passe

Adieu

Plus Perso,,e M'écrit ?


vendredi 6 juillet 2012

Vous M'existez


C'est une ombre qui vous suit. Elle n'est ni Noire ni Blanche, elle ne court pas derrière vous, elle n'est jamais là par hasard, elle est en vous et si vous l'appelez trop fort elle pourrait vous rendre visite à votre insu, il ne faudrait pas croire que cela soit mauvais ni triste, il faudrait pour cela comprendre qu'à vos côtés soit toujours présent cette sensation de savoir ce que sont l'intensité de l'instant, la brise de l'Amour, et alors vous sentiriez soudain comme cette déclamation pourrait être subtile, comme cet accompagnement pourrait être vivant et charmerait vos sens, par certains mots, ou images, réelles et impromptues qui influeront grandement votre corps, un corps qui reçois alors plus ou moins ce qui est attendu, dès lors que l'on n'ait plus d'attente, une sensation quelle qu'elle soit pourrait vous ouvrir pour de bon ce que nulle autre personne n'aurait fait avant, parce que justement peut-être quelque chose serait fini, de vos délimitations, ou pas, mais vous seriez alors devant, avec pour ou contre ce qui se présenterais, que vous appréciiez ou pas ce quelque chose, No madeleine, et pourtant quelque chose qui rappelle quelque chose qui, ou même simplement une sensation nouvelle, une agitation des sens ou une secousse incomparable parce que devant vous spécialement pour vous passerait, une ombre fugitive, vos angoisses, peut-être aussi quelque chose de vraiment bien, nul ne le sait.

Vous même, quel contrat entretenez vous  pour obtenir ce que vous estimez le plus juste pour vous. Dans le mot Juste il y a tout un assemblage liquide qui cloche, en effet, ce mot comme l'Amour, deviens dépourvu de justesse, robotisé à outrage sur fausse convulsion de plaisir

Quel contrat auriez-vous souscrit pour vous garantir que vous ne pourriez rencontrer mieux ou différent, qu'est-ce qui vous incite à chercher le confort de l'entre soi qui ne vous transférerais aucune puissance ni aucune valeur : vous trouveriez peut-être plus prudent de vous retrancher devant certains mots, plus savamment délicats à employer pour votre voyage, vous dessinez une ligne, et dessus, funambule vous marchez, ce qui m'est sacré est que vous soyez en moi sans planification, vous m'existez, et à toute heure.

samedi 30 juin 2012

We Victory, Open Hands, You want it ?

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Qui séjourne en prison ?

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Qui pleure au parloir ?

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Qui Agit Pour Plus d'Humanité ?

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Qui à jugé et Comment ?

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Qui organise la violence ?

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Qui est tombé dans le panneau ?

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Qui Culpabilise ?

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Qui Met en Défaut ? Qui Disqualifie ?

Affaiblir
Mettre à l'épreuve
Destabiliser
Confondre
Réduire au Silence
Amalgamer

Les effets d'influence
Les rapports de force
La vulnérabilité
Le conflit
Les grands ensembles
Dedans
Dehors

Qui a pensé au Soleil ?
Qui respire le Ciel ?
Qui cultive la Défaite ?
Qui se pose des questions ?

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you open
what issues ?
who has to ask ?
Who must respond
?

Qui Condamne à jamais ?

O grand Jamais, le Pardon
Ne Pardonnez de Rien,
Arrogance

be open
open
you open
what issues ?
who has to ask ?
Who must respond
?

We Victory
Open Hands
You want it ?

See
Open Hands
I do not believe in Urns
See
Do not Wait The last drop of rain
It was the victory
In the presence

Open Hands
I do not believe in Urns
see
Do not Wait The last drop of rain
It was the victory
In the presence

I swear
You're Here, Rain, Wind,
C'est Now
Take The Best
Losing is not Victory
Knowing Loss Is a Way








vendredi 29 juin 2012

Sept - Îles - Le Troisième


Cabinet pressurisé d'ouvrages bienséants à montrer, telle science infusée en un seul homme, bureau laqué, pièce lustrée, volonté de fixer honoraires gonflés, homme fardé d'obédience psychanalytique freudienne, cheveux noirs, gras et chaussures trop pointues pour être honnêtes, sourire affecté en grand, éclaté d'orgueil.

Vous n'avez pas le droit de fumer dans mon bureau, annonce t-il à ses clients.

Dés pipés car lui-même pipe au lèvres, glougloutante, pendant ses consultations.

Sept Îles - Le Deuxième


Tandis que sa femme s'occupe de la maison et des deux jeunes enfants, Monsieur, salaire très confortable, sort. Une étudiante qui se prostitue, pour payer ses études. Monsieur est sympa. Petite chambre d'hôtel. Avec lui, elle ne craint rien, c'est un client confortable, Géographe. Il Paye cash. Mademoiselle croit choisir et en quelque sorte, c'est ce qu'elle fait.

Elle évoque parfois pourquoi elle fait ce qu'elle fait.




Lui, se penchera là-dessus un peu plus tard.


Sept Îles - L'Un


Les attaches sont fines, le corps souple et malgré le tempérament posé, et des yeux qui captent, l'écume vient mais pas pour amoindrir cette présence. Et l'on devine des flots, devenus de plus en plus doux qui se heurtent au corps.

L'image est de Vent et d'Écume.

Cette Nuit, j'ai grandi

Je ne m'y attendais plus, c'est tombé sur le papier journal, les nuages ont fondu sur les mots qui se sont effacés, alors que je m'attendais à de la glace parfum coquelicot. Comme quoi, tout grand qu'il fusse, le sentiment se transformera, en émanerait, espérons je, toute une floraison de je ne sais quoi, qui m'éviterai cette fois, de manger les nuages.

Sept Iles - Dont Quatrième


Quatre fois Deux Amis, Voilà qui nous ferons parfaitement ancrage et lueur amicale de bienveillance, Merveille, Si vous avez la chance d'avoir Des Hommes, Amis, Gardez ces Îles De Vent Frais.

jeudi 28 juin 2012

Si tant est que je ne le fusse, J'aurais pu empêcher ton envol, n'est-ce pas ?


dimanche 24 juin 2012

Pas De Veine Pour Amanda

Un, deux, trois ailes : avant de se mettre au lit et de s'endormir, je me fais les ordonnances et personne n'y voit rien puisqu'il est interdit de me parler. Comme cela, c'est assez, je peux administrer et absenter les conclusions, personne n'ose poser la question, c'est vrai que je suis presque en dessous du menu, à la limite, sciène, c'est ce que j'aurais voulu, ne pas que cela s'arrête, mais cela n'a pas été possible. Je ne saurais pas mieux comment gérer le reste, c'est pour cela que je fais semblant d'aller, je missive les relations, évite de parler, virevolte et tourne le dos quand cela m'arrange, à part pour lancer mon point de vue, sans risquer l'échange, je préfère le mépris.

jeudi 21 juin 2012

Ainsi Soit Pluie


Que la grâce et la beauté de ton être s'ouvre aux cieux, monte vers La Lumière, Ainsi Soit Pluie.

"YUWIPI - PETITES LUMIERES DE NULLE PART "

"
Imaginez une obscurité intense, si opaque qu'elle en est presque solide. Elle flotté autour de vous comme de encre, vous enserre comme le velours d'une tenture. Elle vous isole du monde chaque jour, vous oblige à vous retirer profondément en vous-même, elle vous fait voir non plus avec les yeux mais avec le coeur. Vous êtes aveugle et pourtant, vous avez les yeux ouverts. Vous vous tenez à l'écart, mais vous vous savez partie du Grand Esprit, vous ne faites qu'un avec les êtres vivants.

Et de ces ténèbres s'élèvent le battement de tambours, l'écho des prières, les chants aigus. Et entre ces sons votre oreille perçoit les voix des esprits - des sons menus, chuchotements de spectres, murmures de spectres fantômatiques. Des lumières volètent, fugitives, à travers la pièce, petits éclairs de lumière qui, de l'obscurité, viennent à vous. Des crécelles flottent dans l'air, vous touchent la tête et les épaules. Vous sentez les ailes des oiseaux qui vous frôlent le visage et le léger contact d'une plume contre votre peau. 

Et toujours revient la vibration du battement de tambour qui emplissent l'obscurité et les espaces vides en vous même ; ils vous font oublier ce qui encombre la tête et leur rythme épouse votre corps.

"
De Mémoire Indienne,
Tahca Uschte
Richard Erdoes
Terre Humaine Plon

mardi 12 juin 2012

Adversus

Poètes du Japon
Murasaki - shikibu
Poèmes
Publication Orientalistes de France


"A quelqu'un dont j'avais ouï dire qu'un malheur pareil au mien l'avait frappé, j'avais fait transmettre ceci : ( Le livre ayant été déchiré, la suite à été perdue sans rémission.)"
Lieux : Village Adversus

Au village Adversus l'on ne cueillait de fleurons chez qui que ce soit. Honni soit qui mal y pense c'est à dire contre les rumeurs qui étaient les poumons du village Adversus. TaTaTa après une entrée abracadabrante et irrésolument mal vue - un doux vent de scandale souffla considérablement  sur lui et dans son dos de plus si lentement que ce fût au point de le rendre fou - TaTaTa qui ne parlait donc strictement que le langage des fleurs et des oiseaux essaya de s'ouvrir aux questions qu'il trouvait sans intérêt auprès des villageois. Mais il ne pût pas et se mit à puer pour tout le village. 

Personne ou presque là bas ne connaissait les murmures des pierres qui parlaient à TaTaTa. Aussi savait-il absolument tout sur tout car les murs des maisons qui entendaient eux aussi, parlaient, ainsi que les pierres, tandis que les yeux révélaient la totalité des pensées et des intentions quand ce n'était pas les éléments du passé qui jaillissaient : ainsi était TaTaTa.

Pour se calmer, TaTaTa erra autour des marais et des bois, chevelure hirsute, suintant comme une épave sur les flots, qui aurait absorbé de l'huile de poisson fraîche. Tout le monde détournait le regard en sa présence hormis quelques yeux inquisiteurs fixés pointe de couteau sur le pourtour de sa vie et surtout pour entendre les fautes à se répéter les uns aux autres le concernant et de décrire comment et par quoi et par qui et pourquoi il puait. Et comme cela était œuvre de mépris et de fête, les villageois, croyant avoir affaire à TaTaTa alors qu'il s'agissait de leurs propres pensées et les plus nauséabondes, profitèrent de l'aubaine pour bien se régaler depuis cette vision stagnante (le degré zéro) et salutaire (le bas seuil de la pleutre et inconsolable vilénie) pour leurs habitudes, en périphérie de rien du tout (comme réelle pensée, rien donc en périphérie mis à part le néant de l'absurde).

En réalité son odeur était celle de la Terre : TaTaTa !

Au village Adversus, il fallait surtout posséder des terres et être fort pour se réjouir à outrance du malheur des uns contre les autres, ce en quoi la majorité des habitants excellaient hormis quelques rares perles d'entre eux.

TaTaTa après avoir consenti à essayer de communiquer comme il se désolait de n'être pas dans les meilleures dispositions pour pouvoir s'épanouir et se réaliser comme il le voulait, pour éviter de se faire massacrer, décidé à partir et bien que quelque peu mis à la porte du village et détesté par ceux là même qu'il ne connaissait pas, s'enfuit et se réfugia à la hâte au sein d'un autre pays.

Stupeur, dès son arrivée en ce nouvel état, tous le monde devint Fou de son odeur si particulière dont s'enivrèrent chaque habitant. Tout le monde l'entourait et voulait le toucher.

Le monde se mit à l'aimer.



Inspiration issue d'un conte lu dans un livre de sagesse

jeudi 7 juin 2012

Et Pluie

Cette peur tient dans une poche, elle est vivante et présente et mes paroles la porteraient comme une pluie de saison. Cette saison tient dans mes rêves, mes mots l'environnent, mes journaux qui ne s'ouvrent qu'au moment ou je pluie.

Cette Pluie tient dans mes veines. Elle est brûlante sous la glace et s'impatiente de ma vie, et mon arbre la brûle comme un feu ardent. Pourtant, brillance lointaine, mes mots, mes paroles et mes pensées te gardent entière, car toi seule, tiens dans Mes Journaux De Pluie.

dimanche 3 juin 2012

Guetteur


 Guetteur,


Il ruisselait d'impatience devant cet élan et attendait ce feu d'artifice qui succédait à la prise.  L' escargot  qui se frayait un chemin devant lui, posé sur l'écume d'un buisson ne retint aucunement son attention. Son regard se portait au loin, car la vision proche, balayée simplement  des yeux, ne lui convenait pas. Le lointain constituait son repère, son assise, sa conviction. Il faisait preuve d'un réalisme crû, dépourvu de trop bonnes intentions.

Sa propre route avait été parsemée d'embûches, et il avançait seul, même accompagné. Une partie de ses fils avaient été déchirés le jour où devant lui se trouvait la voiture blanche, retournée sur le bas côté de la route, dans l'herbe humide, un matin de printemps.

Il comprit immédiatement.

Quelque surprise que ce fût, tout son corps se mît à trembler, et son regard se porta sur son frère, juste un peu plus grand que lui. Le plus grand enserra les épaules du plus petit, éclaté par la douleur et se serra contre son petit frère.

 - Viens, lui intima t-il, on file.

Ils avancèrent sur l'autre versant en bordure de route, et n'osèrent plus se regarder, trop secoués par l'image. L'un comme l'autre gardèrent toujours ce regard particulier qui se portait vers l'horizon. Cela s'était refermé sur eux. Le grand frère, tempérament vif et cinglant battait la campagne pour promener le chien et tirait de temps en temps. Le petit, frondeur, guettait comme nul autre. Tous deux heureux d'être là, inscrits dans le temps, un temps mesuré chaque jour, finement, depuis.

Depuis l'enfance envolée à jamais, lors des tirs, quelques animaux échappaient à la sentence de mort quand son cœur acceptait dans un relâchement, une trêve. La respiration était toutefois contrôlée pour ne pas se démunir d'une stature ancrée. Tenir. Être droit. Tout ce qui était droit était magnifié, droite salvatrice. Dans le même temps, une autre connaissance d'autres versants, au bord de certaines autres routes faisait parti d'eux, reliant en connexion interne une impassibilité cruelle et la vulnérabilité cachée, aussi, et dans le même temps, les lucarnes de toutes brèches étaient fêtées, la blessure déguisée sous les sarcasmes, si ce n'est qu'une très grande perceptibilité, vivait en eux, par ce talent un peu moins droit, le seul pour lequel ils acceptaient de se courber de temps à autre et de se laisser atteindre : voir les failles et les comprendre sans trop s'y attarder. Ne pas se figer comme autrefois. Effleurer le sens à contre cœur de marmots esseulés par l'absence.

Ce matin là, Maman ne revint pluie.

vendredi 1 juin 2012

Vole

Une idée partagée, une aspiration, l'orientation de n'importe quelle action reprise en totalité, non pas par authenticité mais pour en faire une représentation, un métier, une idée qui soit vendue comme sienne au pèlerin anémié d'admiration, et à ceux qui restent au présent dans le cercle d'amis est déstabilisant, en ce sens où, curieusement l'égo s'en trouve sollicité et pour lui tourner le dos et pour le regarder en face. 

Car plus grand est le vol, plus grand est l'étonnement, et lorsque que l'on constate autant chez l'ami que pour une connaissance, à quel point le mot influence part à la dérive sur les murs de la personnalité de l'autre, qui fait sa vie à partir de vos propres projets et montre la construction de sa vie comme  une clé personnelle du succès (quelqu'un qui fût proche, ou bien l'une de ces rencontres fortuites), l'on se demande quel effet de séduction l'on à pu opérer sur l'autre, pour  au final en constater l'effet du dépouillement sur soi.

Tout cela pour dire que souffle et Vole, ce nouvel auteur qui me vrille, je me le garde et je ne le partage avec personne, je laisse retomber mes petits bouts de papiers où personne ne saura.

jeudi 31 mai 2012

44

Je suis tombée sur un bouquin de trente grammes à 10 euros traduit par Claro, mais je ne l'ai pas pris, une minute plus tard tombée en pâmoison devant le secret du maître de thé, puis "avec une écriture au pouvoir évocateur exceptionnel, Alona Kimhi, voix majeure de la littérature israélienne" m'est apparu - le livre - possible pour aujourd'hui, c'est alors que je me suis félicité : ces trente grammes auraient été le poids idéal pour Cerise sur Le secret du maître de thé alors qu'à la place, déjà crevée d'ennui, au bout de trois pages, j'ai eu l'idée saugrenue de repartir avec journal de Berlin et de laisser tomber mes premiers choix contre 2 euros.

dimanche 6 mai 2012

Nous Avons Lu Votre Manuscrit

Le lecteur peine à saisir le sens ainsi que la visée de

 votre texte, aussi bien au niveau du sens que de

 l'esthétique. Il nous a semblé manquer de matière

 et s'est avéré, au final, assez creux. L'écriture veut se

 donner un air ptique en jouant avec la disposition

 typographique, mais elle reste plate et fade. De plus

 la construction devient vite lassante      .

 

Avec nos regret, nous vous prions de croire à l'expression de

 nos sentiments les meilleurs.


 Le service des manuscrits
                  Coline Morta   .

Ce Soir Je Dors avec Vous


vendredi 4 mai 2012

Entrez

Dans l'interstice, oublier et chercher encore je n'avais pu regarder entièrement ni voir et maintenant, te voir, te sentir, rester à l'intérieur quoiqu'il en soit, je sais,  Tu vois, I Twirl With Your Powerful Blast You, You Are Insanely Authentic, Thank You.

mardi 1 mai 2012

Ô Coiffeur ! - Chroniques

- Bonjour Madame !
- Bonjour... 

Petit coup d'œil par dessous volontiers faussement ouvert et accueillant. Et relève la tête après deux coups de pinceaux sur les racines de sa cliente qui penche la sienne sur l'épaule gauche extrêmement. ( teinture entre noir et roux foncé qui tire vers le rouge) : 

- Ma Daaame ?

(L'autre coiffeuse est affalée étalée sur le sofa noir jambes croisées et regarde avec dégout non dissimulé la cliente qui ne lui inspire pas le meilleur d'elle même. Tee-shirt blanc/Pantalon = noir. Blond péruvien (racines noir de jais). Œil au beurre noir - crayon khôl GRAS : une pro démocratique du peigne qui frise le mépris gantée d'ongles qui se moquent des serres de perroquet.)

Cliente au seuil de partir poliment. 


- Est-ce que vous pouvez couper les cheveux d'un enfant maintenant ?
- Oui, mais il faut repasser dans trois quart d'heure.
- Combien vous prenez ?
- Quel âge il a ? Après avoir regardé sur les tarifs : 14 euros cinquante.
- Dans trois quart d'heure ? Et je prends rendez-vous ?
- C'est sans rendez-vous...
- Très bien, à toute à l'heure.

Trois quart d'heure plus tard, joyeusement : 
- Booonjour ! ≠ enfin RE ! (MEnton légèrement surélevé : )
- Oui ? Regardant l'enfant 
- Ah mais maintenant, il va falloir attendre plus de temps.
- ?
- Il y a deux petites filles Avant Vous et le Monsieur aussi AVANT vous. Y' A pas de rendez-vous...  : - jevousavaisdit. (teinture marmonnée baignée de mèches paille, cheveux courts, effilés, costume Blanc blanc : .)